NEUFCHÂTEAU

Un cas de langue bleue détecté

Un cas de langue bleue détecté

EDA

Un bovin a été contrôlé positif à la maladie de la langue bleue dans la commune de Neufchâteau, mais il n’y aurait aucun impact sur l’élevage.

Le 3 octobre dernier, l’Afsca lançait une alerte concernant un nouveau cas de fièvre catarrhale, ou langue bleue, dans la commune de Neufchâteau. Il s’agit d’un bovin belge échantillonné dans le cadre d’échanges intracommunautaires. En mars dernier déjà, deux cas similaires avaient été détectés à Our, commune de Paliseul, après quoi l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire avait mis en place un plan de surveillance dans les exploitations situées dans un rayon de 5 kilomètres autour de ce foyer.

«Nous nous attendions à plus de cas»

Depuis plusieurs mois, la Belgique est située en zone réglementée. Des mesures sont prises par l’Afsca, notamment en ce qui concerne l’exportation de bovins. Et c’est dans ce contexte qu’un bovin de Neufchâteau a été déclaré comme ayant la fièvre catarrhale.

«L’éleveur en question souhaitait exporter l’un de ses bovins en Italie. C’est alors que des tests ont été effectués et qu’il s’est révélé positif, explique la porte-parole de l’Afsca Stéphanie Maquoi. Nous avons réalisé un monitoring et il s’avère que c’est le seul bovin concerné».

La porte-parole tient également à rassurer, puisque la maladie n’est pas transmissible à l’homme s’il mange une bête malade. La maladie se transmet uniquement de bovin en bovin, ou d’ovin en ovin, via un insecte volant infecté. Aucune conséquence n’est donc à prévoir pour l’élevage et ceux aux alentours.

«Nous nous attendions à plus de cas, reprend la porte-parole de l’Afsca. En septembre-octobre, les vecteurs sont plus actifs. Cela peut encore arriver». Il reste donc fortement recommandé de vacciner les animaux sensibles à la maladie.

Autorités communales pas informées

Si l’élevage concerné est situé dans la commune de Neufchâteau, ni l’Afsca ni le bourgmestre Dimitri Fourny n’ont été en mesure de nous dire dans quel village il était situé. Une situation que regrette ce dernier, qui n’hésite pas à montrer son ras-le-bol. «Je déplore la façon dont communique l’Afsca. Nous n’avons pas eu une seule explication, pas un commentaire, rien. J’ai été averti en lisant la presse. Les autorités communales ne sont même pas prévenues et donc, nous ne savons pas si les éléments sont fondés ou non. C’est très dommageable pour la profession agricole».

Une situation délicate que regrette donc le bourgmestre, qui souhaite une communication plus juste envers les citoyens.