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Un homme frappe une femme pour un hamburger: le gros bad buzz de Bicky

Un homme frappe une femme pour un hamburger: le gros bad buzz de Bicky

© Bicky

La marque belge Bicky a créé la polémique en banalisant les violences faites aux femmes dans une affiche publicitaire diffusée sur les réseaux sociaux.

«Pas de boîte verte = pas un véritable Bicky»: fatiguée par l’usurpation du nom «Bicky Burger» dans certains snacks et friteries, la marque belge de hamburgers a décidé de contre-attaquer via une campagne publicitaire choquante sur les réseaux sociaux.

Dans une affiche publicitaire parodiant l’esthétique pop art, on peut voir un homme asséner un violent coup de poing à une femme car elle lui a servi un «faux Bicky». Un choix d’illustration de très mauvais goût qui a engendré un gros bad buzz ce mardi.

«Merci de supprimer», «Responsable marketing en vacances», «Publicité ignoble», «répugnant», «Lamentable», «Scandaleux»: face à cette banalisation des violences faites aux femmes, de nombreux internautes en ont avalé de travers et n’ont pas hésité à le faire savoir.

Un homme frappe une femme pour un hamburger: le gros bad buzz de Bicky
© Facebook

Même le monde politique s’en est mêlé puisque Bénédicte Linard a également réagi sur les réseaux sociaux. «En Belgique en 2017, 38 femmes ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes. En 2016, on a enregistré 18 000 plaintes pour violences conjugales en Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est un sujet grave qu’il est totalement irresponsable de banaliser, Bicky Burger», a déclaré la nouvelle ministre wallonne des droits des femmes.

Dans un message sans équivoque, la présidente des Jeunes CDH Opaline Meunier n’a pas non plus épargné la marque. «Vos saloperies de produits chimiques transformés ne sont qu’à l’image de votre marketing malade.»

Contactée par la RTBF, la marque Bicky n’a pas souhaité faire de commentaires et la publicité est toujours en ligne, plus de cinq heures après sa publication. Alors, bad buzz volontaire ou grosse erreur de communication?

La marque n’en est en tout cas pas à son coup d’essai puisqu’elle avait déjà suscité la colère de la Toile en mars dernier avec une pub mettant en scène une jeune femme grossièrement refaite par un chirurgien esthétique. «Encore et encore, elle a fait les mauvais choix. Mais jamais pour un bon morceau de viande», pouvait-on lire en légende.

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