SENEFFE/NAMUR

Licences d’exportations d’armes: plus de 300 travailleurs de Mecar interpelleront les parlementaires wallons ce mercredi

Licences d’exportations d’armes: plus de 300 travailleurs de Mecar interpelleront les parlementaires wallons ce mercredi

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Des centaines de travailleurs de l’usine d’armement Mecar (Seneffe) iront au Parlement wallon demain en vue d’y interpeller les politiques.

Plus de 300 travailleurs de l’entreprise d’armement Mecar à Seneffe se rendront ce mercredi au Parlement wallon pour interpeller le monde politique dans le cadre de l’octroi de licences d’exportations indispensables à la survie de l’entreprise. Les syndicats craignent également une deuxième vague de licenciements en janvier.

Après l’annonce, le 1er octobre, de l’intention de la direction de l’usine d’armement Mecar de procéder à 29 licenciements, les syndicats ont fait bloc pour enrayer le processus. Un préavis de grève et d’action a été déposé par le front commun syndical.

«Sans elles, c’est la fin de l’entreprise»

«Deux licences d’exportation d’armes et de munitions sont indispensables pour la survie de Mecar», a indiqué Philippe Bertlef (FGTB). «Dans un cas, il s’agit du renouvellement d’une licence, dans l’autre, de l’octroi d’une nouvelle licence dans le cadre d’un nouveau contrat en négociation. Ces deux licences donneraient du travail chez Mecar pour 2019 et 2020. Sans elles, toutefois, c’est la fin de l’entreprise, un scénario que nous refusons. C’est la raison pour laquelle les travailleurs entendent s’adresser directement au monde politique wallon, dont dépend l’octroi des licences.»