FOOTBALL

Saglam: «On a fermé des bouches»

Saglam: «On a fermé des bouches»

Saglam respire la forme, tout comme Warnant. Yves Bircic

Grâce à Saglam,les Warnantois se sont imposés à Sprimont et ont prouvé à certains détracteurs qu’ils étaient bien au niveau.

Une quatrième victoire de rang et un premier match sans encaisser, Warnant a livré le match qu’il fallait samedi soir à Sprimont. Et surtout, les hommes de Stéphane Jaspart ont laissé leur carte de visite aux autres formations de D3 amateurs. «Cette série, ce n’est pas le fruit du hasard, insiste Levent Saglam, unique buteur de la rencontre. Une équipe ne se construit pas du jour au lendemain, il a fallu intégrer tous les nouveaux joueurs. On a aussi fermé la bouche de certains grands connaisseurs de football qui ne croyaient pas en nous. Sur les réseaux sociaux, on a vu certains messages, mais la plus belle réponse, c’était sur le terrain. Dire que Warnant n’avait aucune chance à Sprimont, c’est n’importe quoi. »

Avec l’esprit revanchard et combatif qu’on lui connaît, l’attaquant warnantois a offert les trois points à son équipe. Et il aurait même pu s’offrir un doublé si son envoi n’avait pas trouvé la transversale. «Sur cette occasion, je pars vraiment de très loin. Je dois faire 30 ou 40 mètres avant de tirer, raconte le numéro 61 warnantois. Mais il y a un petit rebond juste avant que je ne frappe. Et puis, après une telle course, on manque un peu de lucidité. Depuis le début de saison, l’entraîneur m’a fait comprendre que j’allais être important. Cela me donne confiance et j’essaye de lui rendre sur le terrain.»

Ce que Levent Saglam fait vraiment bien puisqu’après avoir délivré trois passes décisives la semaine dernière, il inscrit ici le but de la victoire. «Au niveau personnel, je suis bien entendu satisfait. Mais cela rapporte en plus trois points qui pourraient compter au final, martèle l’ex-Stockali. Mon but? J’étais simplement au bon endroit au bon moment.»

Une réalisation qui vient également récompenser les choix de Stéphane Jaspart, qui ose évoluer avec deux vrais avants de pointe. Un risque qu’un voit de plus en plus rarement. Mais quand on voit le travail effectué par la ligne médiane, «je peux me le permettre », avouait le coach warnantois après la rencontre.