Le folklore cor et âme

Jean-Pol Sedran

Patrice Colet est un amoureux et fervent représentant de son instrument de musique qu’il pratique dès qu’il le peut et où qu’il soit. Désireux de transmettre son savoir-faire, il donne aussi des cours pour débutants à l’école de trompes.

C’est lors d’une activité du cercle des Veneurs de la Meuse au «Cercle Piqu’Hardy » en 2008, que Patrice Colet découvre avec fascination le cor de chasse. Après un seul essai seulement, Patrice en est tombé littéralement amoureux au point de vouloir partager cette passion. «Il n’y avait pas d’école à proprement parler, explique-t-il, les sonneurs apprenaient simplement aux autres sonneurs».L’école des Veneurs de la Meuse est née il y a 2 ans, et les cours sont dispensés à la collégiale. «L’investissement dans l’achat d’un instrument n’est pas nécessaire dans l’immédiat car l‘école met à disposition les trompes moyennant une caution», rassure Patrice. Après 2 ans d’entraînement assidu, les élèves peuvent rejoindre la belle famille des «Veneurs de la Meuse». Pour Patrice le cor est un instrument naturel. «Je n’ai jamais fait de solfège et ce n’est pas nécessaire de le connaître puisqu’on sonne sans partition. Ceci dit, il faut une très bonne mémoire auditive.» Il explique qu’il y a 54 fanfares de circonstance à connaître pour le brevet, sans compter toutes les fanfares de messe que le groupe sonne. «Savoir chanter juste est aussi un atout et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne faut pas nécessairement avoir du souffle.» Vous aurez l’occasion de voir et d’écouter Patrice et les Veneurs, le 3 novembre lors de la Saint-Hubert de Dinant.