FOOTBALL

Alfred Wanet était l’âme de Bas-Oha

Alfred Wanet était l’âme de Bas-Oha

Nicole et Alfred, les inséparables. Eda

Le club bas-ohatois a perdu un de ses plus fidèles serviteurs: Alfred Wanet, le président de ses plus belles années.

L’atmosphère risque d’être émouvante cet après-midi sur le coup de 15h lorsque l’excellent Stéphane Claes va faire observer une minute de silence juste avant le coup d’envoi. C’est tout Wanze/Bas-Oha qui aura la gorge serrée en pensant à Alfred Wanet, le papa de Thierry, décédé jeudi à l’âge de 88 ans.

Les Wanet et Bas-Oha, on le sait, c’est une superbe histoire d’amour commencée il y a fort longtemps. À une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. «Difficile de dire quand précisément mon père s’est pris d’affection pour le club, narre Thierry, son fils qui a perpétué la tradition en devenant à son tour président du club bien plus tard. Mais en tout, il aura été président quelque chose comme 10 ans après avoir créé la Commission des jeunes. Il a structuré le club au moment où il allait accéder à la D3 avant de revenir au premier plan quand ça allait moins bien après les fameuses saisons glorieuses. Il a concouru, je crois, à faire du club ce qu’il est aujourd’hui, mais il ne l’a jamais laissé. Car même s’il n’a jamais joué au foot, c’était un vrai passionné, fou de ce sport et de son club et pas un homme d’organisation comme son fils (rires).»

Homme au caractère trempé et de décisions, il a toujours refusé le titre de président d’honneur que le club voulait lui attribuer. «Non, la gloire, ce n’était pas pour lui, il préférait rester dans l’ombre, sourit Thierry. Mais il savait ce qu’il voulait, vous pouvez me croire. Et refusait, par exemple, de tomber dans la surenchère quand des joueurs exigeaient toujours plus. Quand il a fallu faire des économies, il a été très précieux par exemple. Il a alors beaucoup donné de sa personne et de son temps pour aider le club à sortir de l’ornière. »

L’image que Thierry retiendra de son papa est d’ailleurs sans équivoque. «C’était un homme rigoureux et exigeant, avec lui-même aussi, dit-il. Un homme de devoirs, sans doute très anxieux de nature même si à la fin de sa vie, il a bien plus affiché sa sensibilité. Il peut être fier, je crois, de son parcours. Au foot, il formait un superbe duo avec ma maman Nicole. Tous deux ont été de vraies chevilles ouvrières du club. » C’est certain: (Wanze-)Bas-Oha ne l’oubliera jamais.

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