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Salzinnes : l’ancien Mestdagh en faillite, faute de clients

Salzinnes : l’ancien Mestdagh en faillite, faute de clients

Une affiche placardée sur la porte du magasin précisait que ce dernier était fermé. Mais il n’est pas fait mention de la faillite. ÉdA – 50186929642

L’érosion de la clientèle du Carrefour Market, anciennement Mestdagh, est telle que le magasin est déclaré en faillite. Vu l’âge du bâtiment, une reprise en l’état est peu probable. Quatorze emplois sont perdus.

Avec la faillite du supermarché Carrefour Market, sur la chaussée de Charleroi à Salzinnes, c’est une institution qui disparaît. Dans le quartier, beaucoup de clients fidèles utilisent encore l’appellation «Mestdagh» pour désigner l’endroit. Mais les fidèles, malheureusement, sont de moins en moins nombreux. Ils ne suffisent plus à maintenir l’activité au-dessus du seuil de rentabilité. Une source proche du dossier confirme que c’est bel et bien l’érosion de la clientèle qui a fini par actionner le couperet. «Le magasin a souffert de la concurrence des autres enseignes installées un peu plus loin, sur la rue Patenier», dit-on.

Et pourtant, la surface commerciale a pignon sur les Balances, un quartier densément peuplé. Le commerce de proximité ne peut-il donc fonctionner. «Si, dit notre interlocuteur. Mais cela reste des courses d’appoint. Les habitants privilégient les enseignes hard discount.»

Peu de chance de reprise

Le magasin employait quatorze personnes. Elles se retrouvent aujourd’hui sur le carreau. À ce drame s’ajoute celui des gérants qui quittent l’aventure sans rien d’autres que des dettes. L‘ancien Mestdagh, franchisé, était géré par des indépendants. Ils ont, selon nos sources, géré leur activité en bons pères de famille jusqu’au bout. «Aujourd’hui, le seul créancier, c’est Mestdagh. Le groupe a toujours insisté pour être payé après le personnel, après les frais, etc.»

Une reprise qui éclaircirait, à tout le moins le ciel du personnel, est-elle envisageable? «Non! nous répond-on catégoriquement. Le magasin était bien tenu. Toujours propre. Mais c’est un vieux bâtiment qui n’est plus aux normes. L’ascenseur ne fonctionne plus, par exemple. L’investissement qu’il faudrait consentir à réaliser est plus important que ce que le magasin peut rapporter.»

On se dirige donc vers une revente de l’infrastructure et du terrain.


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