Une expo fait la part belle aux trésors archéologiques du «Bois du Grand Bon Dieu» à Thuin

Une expo fait la part belle aux trésors archéologiques du «Bois du Grand Bon Dieu» à Thuin

Le centre culturel de Thuin EdA

Ce samedi s’ouvre au centre culturel de Thuin une exposition qui présente les découvertes archéologiques réalisées sur le site de la fortification «Bois du Grand Bon Dieu».

Depuis deux ans, l’Université libre de Bruxelles, en collaboration avec l’Agence wallonne du Patrimoine (SPW) et la Ville de Thuin, y mènent des recherches archéologiques ayant notamment mis au jour des objets «hors du commun» tels que des balles en plomb, une ceinture en alliage de cuivre et incrustations d’émail rouge, des monnaies en or, des vases en céramiques...

Toutes ces trouvailles se retrouveront au coeur d’une exposition, dont l’entrée est libre, qui se tiendra du 5 au 30 octobre prochains. Le grand public pourra ainsi, pour la première fois, découvrir une partie de ces trésors du passé.

«Si aucune structure archéologique n’a été signalée jusqu’à présent à l’intérieur de la fortification, les archéologues ont découvert de nombreux objets, témoins des activités menées sur le site: des éléments de parure, des pièces d’armement et de harnachement, ainsi que des monnaies en or. Complets et en parfait état, ces objets semblent avoir été enfouis dans le sol volontairement», explique l’ULB dans un communiqué publié vendredi.

Des objets déposés comme offrandes

Les archéologues ayant mené les recherches pensent que plusieurs de ces objets auraient été «déposés» comme offrandes à l’occasion de fêtes communautaires et religieuses, qui ont dû se dérouler au sein du «Bois du Grand Bon Dieu» à la fin de l’époque celtique.

Outre un lieu de rassemblement, le site aurait également été un champ de bataille - comme en témoigne une série de balles de fronde en plomb retrouvée sur place. «Ce type d’armes n’étant utilisé que par les troupes romaines, il est possible qu’il s’agisse d’un épisode lié à la conquête de cette partie de la Gaule par César en -57», exposent les archéologues, qui considèrent dès lors que la fortification était défendue par les Nerviens, et non par les Atuatuques comme on le pensait jusqu’à présent.

Deux campagnes de fouilles ont déjà été menées sur le site thudinien. Mais les chercheurs ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. «D’autres attaques militaires ont dû intervenir dans les années qui suivirent la Guerre des Gaules et on ne peut pas être catégorique sur le rapprochement entre Thuin et la fortification (...). D’autres campagnes de fouilles s’avèrent donc nécessaires et sont d’ores et déjà prévues», indique Nicolas Paridaens, chercheur à l’ULB et responsable des fouilles.


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