POLITIQUE

VIDÉO | Nouvelle rencontre PS - N-VA mais pour Magnette, «on n’est d’accord sur rien»

PS et N-VA se sont à nouveau rencontré avec les informateurs royaux. L’unique candidat à la succession d’Elio Di Rupo martèle que les différences restent profondes entre les deux partis.

Après l’accord en Flandre cette semaine, il n’y a plus qu’au niveau fédéral que les négociations politiques continuent suites aux élections du 26 mai. Les informateurs royaux, Johan Vande Lanotte (sp.a) et Didier Reynders (MR), poursuivent les discussions et ont à nouveau réuni les représentants du PS et de la N-VA ce jeudi soir. «Il y a eu cinq réunions auxquelles on a pris part avec la N-VA, mais pas seulement avec elle», confirme Paul Magnette ce vendredi matin au micro de Bel-RTL.

Et comme il l’a fait dans les journaux du groupe Rossel, l’unique candidat à la présidence du PS martèle qu’«à part sur le bien-être animal, on n’est d’accord sur rien avec la N-VA».

A entendre le futur patron des socialistes francophones, une éventuelle coalition impliquant le PS et la N-VA ne semble pas près de voir le jour. «J’ai toujours été clair: on met un veto sur le Belang, pas sur la N-VA. Après, on constate que l’on n’est d’accord sur rien avec les nationalistes. Depuis le 26 mai, il y a eu beaucoup de réunions très discrètes avec les informateurs. J’ai dû me retrouver quatre ou cinq fois autour d’une table avec la N-VA et d’autres partis. On a échangé sur tous les sujets et je ne vois aucun point sur lesquels nous sommes d’accord», a expliqué Magnette.

On négocie mais le fossé entre le PS et la N-VA est extrêmement profond

Ce dernier ne ferme cependant pas tout à fait la porte au parti nationaliste flamand, affirmant qu’il répondra à toutes les invitations, mais refusera de négocier sur des sujets comme la fin de la Belgique et de la sécurité sociale.

«Si demain, la N-VA donne son accord pour la pension minimale à 1.500 euros, un refinancement des soins de santé, de la SNCB, des bas salaires, etc., je commencerai à avoir du mal à expliquer qu’on ne peut pas discuter avec eux. Mais on est très, très, très loin de ces positionnements aujourd’hui», détaille-t-il.

Le socialiste garantit une nouvelle fois que son parti ne fera rien pour provoquer un retour aux urnes, rappelant au passage que la N-VA n’est pas incontournable.

L’interview vidéo intégrale de Paul Magnette sur Bel-RTL