POLITIQUE

La Flandre a un accord de gouvernement

La Flandre a un accord de gouvernement

Jan Jambon (N-VA) tient son gouvernement flamand. Belga

Les négociateurs de la N-VA, de l’Open Vld et du CD&V sont finalement parvenus à un accord, tôt ce lundi matin, en vue de la formation du prochain gouvernement flamand.

«Vous avez devant vous un homme fatigué mais heureux», a déclaré le nouveau ministre-président régional, Jan Jambon (N-VA), peu avant 08h00.

Les négociateurs étaient réunis depuis ce dimanche matin à Bruxelles pour tenter de venir à bout des derniers désaccords, portant principalement sur les questions budgétaires alors que le nord du pays doit faire face à un déficit attendu de plus de 500 millions en 2020.

«Nous y sommes arrivés: nous avons un accord», a affirmé Jan Jambon. «Et c’est un accord volumineux», a-t-il ajouté, justifiant ainsi la durée des négociations.

 

Budget, enseignement, allocations familiales: les premières lignes de l’accord

Si le contenu de l’accord conclu lundi matin par les négociateurs de la N-VA, de l’Open Vld et du CD&V en vue de la formation du prochain gouvernement flamand ne sera détaillé qu’à midi, quelques points en sont déjà connus.

Le gouvernement projette ainsi un retour à l’équilibre budgétaire en 2021. Selon De Tijd, le budget flamand pourrait ensuite repartir dans le rouge avant de revenir à l’équilibre en fin de législature.

En matière d’allocations familiales, il était initialement prévu que les nouveaux arrivants doivent attendre 6 mois avant d’en bénéficier. Cette idée a finalement été abandonnée. Par contre, les demandeurs d’asile reconnus ne percevront plus ces allocations rétroactivement. A l’heure actuelle, ces derniers peuvent toucher rétroactivement des allocations familiales pour les mois qu’a duré leur procédure.

Par ailleurs, le projet visant à imposer une amende aux nouveaux arrivants en cas d’échec à leur examen de citoyenneté à lui aussi été écarté. Mais l’examen de passage, lui, sera payant.

Enfin, en matière d’enseignement, le «décret M» passe à la trappe et sera remplacé par un «décret d’accompagnement». Lancé en 2015, ce texte visait à favoriser l’intégration des enfants porteurs d’un handicap ou d’une déficience dans l’enseignement général.

 

Le texte sera détaillé au cours d’une conférence de presse prévue ce lundi à midi.

Quant à la déclaration de gouvernement, elle est attendue pour mercredi. Plus de 4 mois après les élections du 26 mai, la Flandre est la dernière entité fédérée du pays à former une majorité.