POLITIQUE

Laaouej VS Madrane: duel entre «barons» et «militants» pour la présidence du PS bruxellois

Laaouej VS Madrane: duel entre «barons» et «militants» pour la présidence du PS bruxellois

Laaouej et Madrane veulent l’un et l’autre rassembler. Chacun compte de gros alliés. Belga

Ce sont deux figures du PS bruxellois qui vont s’affronter pour la Présidence laissée vacante par Laurette Onkelinx: Ahmed Laaouej, le candidat des «barons» et Rachid Madrane, celui des «militants».

À moins qu’une troisième candidature surprise ne soit dévoilée d’ici jeudi midi, on se dirige vers un duel entre le chef de groupe à la Chambre Ahmed Laaouej et le président du parlement bruxellois Rachid Madrane pour l’élection à la présidence du PS bruxellois.

Les deux candidatures sont proposées en ticket. Elles ont été réfléchies en termes de diversité des identités (origine, sexe, genre) qui reflètent la réalité bruxelloise et de zones géographiques dans la Région-Capitale.

Le bourgmestre de Koekelberg Ahmed Laaouej peut se féliciter du soutien de personnalités du PS bruxellois (le ministre-président Rudi Vervoort, la ministre de l’Enseignement Caroline Désir...), à commencer par le bourgmestre de la ville de Bruxelles, Philippe Close, à qui il propose de confier la vice-présidence du PS national. Il se présente avec les députés bruxellois Isabelle Emmery (Anderlecht, ouest de Bruxelles) et Martin Casier (Watermael Boitsfort, sud-est de Bruxelles). On y retrouve quelques grosses sections comme la ville de Bruxelles et Anderlecht.

Opposant aux barons les militants, l’Etterbeekois Rachid Madrane (sud-est de Bruxelles) s’est entouré de la bourgmestre de Molenbeek Catherine Moureaux (ouest) et de la présidente du CPAS de la ville de Bruxelles Karine Lalieux. Là aussi, de grosses sections: la ville de Bruxelles et Molenbeek.

Le logement comme thème pivot

Le débat électoral passera notamment par la nécessité de clarifier la position du PS bruxellois sur la laïcité qui a parfois divisé les mandataires ces dernières années. La manière d’impliquer dans le débat public les communautés d’origine étrangère s’invitera dans la discussion. Les deux candidats se veulent à cet égard «rassembleurs». Il reste à persuader les militants.

Au-delà, les thématiques classiques chères au parti socialiste, de nature sociale essentiellement, reviendront en filigrane des échanges, notamment la question du logement, un défi important dans la région.

Les personnalités des deux candidats seront également déterminantes dans la course à la présidence. Ahmed Laaouej est un héritier de «l’école Di Rupo», Rachid Madrane de l «l’école Moureaux». Un enjeu dont l’intérêt est également à jauger à l’aune du changement de présidence à la tête du PS national où Paul Magnette est attendu, en remplacement d’Elio Di Rupo.