BELGIQUE

«KPN avait déjà interrogé Dominique Leroy en juin»

«KPN avait déjà interrogé Dominique Leroy en juin»

Le parquet de Bruxelles a mené des perquisitions au domicile de Dominique Leroy ainsi que dans son bureau chez Proximus. BELGA

La CEO de Proximus en partance Dominique Leroy avait déjà eu un contact avec KPN en juin pour une haute fonction.

Une sollicitation formelle avait eu lieu lors d’une discussion en juillet, rapporte vendredi le journal néerlandais NRC, sur base de sources importantes au sein de KPN.

KPN avait déjà eu un contact avec Dominique Leroy en juin. Quelques semaines plus tard, KPN lui a indiqué qu’il était toujours intéressé et elle a accepté une invitation. Une discussion a eu lieu fin juillet, selon NRC.

«Nous avons eu un premier contact fin juin», explique une source haut placée au sein de l’entreprise. «Elle a dit alors: je dois y réfléchir. Nous pourrions peut-être en reparler plus tard. Fin juillet, une discussion a eu lieu avec elle et un large éventail de thèmes ont été abordés comme ‘quelle est votre vision du leadership? Comment voyez-vous une entreprise comme KPN?’» .

Jeudi, le parquet de Bruxelles a mené des perquisitions au domicile de Dominique Leroy ainsi que dans son bureau chez Proximus. L’enquête concerne un potentiel délit d’initié. Un mois avant son départ, la CEO en partance avait vendu 10.840 actions Proximus au prix de 26,32 euros l’action, pour un montant total de 285.342,40 euros.

Dominique Leroy a précisé qu’elle n’avait pas encore décidé de quitter Proximus au moment de cette vente même si elle avait déjà discuté avec d’autres parties, y compris KPN. «J’étais en discussion sur le renouvellement de mon contrat chez Proximus et avais eu quelques discussions avec d’autres parties dont KPN», avait-elle précisé.

Selon NRC, les discussions avec KPN au moment de la transaction avaient déjà pris la forme d’une sollicitation formelle. Elle n’avait pas informé KPN, lors de la discussion fin juillet, qu’elle avait l’intention de vendre ses actions.