ENSEIGNEMENT

L’UCLouvain lance un bachelier pour former les futurs hommes ou femmes d’État

L’UCLouvain lance un bachelier pour former les futurs hommes ou femmes d’État

Un bachelier d’un genre particulier voit ainsi le jour à l’UCLouvain: celui des futurs femmes et hommes d’État. Ici, le Premier ministre du gouvernement en affaires courantes Charles Michel. BELGA

L’université néolouvaniste propose pour cette année académique un bachelier «unique en Belgique» pour former les futurs femmes et hommes d’État. Un programme similaire à celui enseigné à Oxford, au Royaume-Uni, que plusieurs Premiers ministres britanniques ont déjà suivi. D’autres programmes sont lancés dans plusieurs universités francophones en cette rentrée académique.

Ça y est, c’est le grand jour: les cours reprennent à l’université et dans les hautes écoles. Après trois mois de vacances - ou de révision pour les rattrapages, les étudiants reprennent ce lundi le chemin des auditoires et amphithéâtres. Cette rentrée, comme chaque année, les universités ont lancé de nouvelles formations. Un bachelier d’un genre particulier voit ainsi le jour à l’UCLouvain: celui des futurs femmes et hommes d’État.

Un bachelier en sciences philosophiques, politiques et économiques fait ses premiers pas cette rentrée à l’UCLouvain. Le but? Former les futurs femmes et hommes d’État, selon la description de l’institution. Celle-ci se targue d’inaugurer un bachelier «unique en Belgique», similaire à celui enseigné à Oxford, au Royaume-Uni. «Une série de Premiers ministres au Royaume-Uni ont suivi cette formation», relève Pierre Baudewyns, l’un des trois responsables du programme.

Ce bachelier vise à former des personnes «qui auront la capacité de gérer la politique et l’économie en ayant suffisamment de recul pour s’inscrire dans des courants philosophiques», explique-t-il. Visant un public international, 30% des cours seront donnés en anglais.

Le nouveau bachelier est parti d’un constat que les étudiants en philosophie, en sciences politiques et en sciences économiques touchaient à ces trois disciplines tout en étant séparés. «Nous avons voulu renforcer le côté interdisciplinaire», détaille M. Baudewyns. Un bachelier dans chaque discipline reste proposé.

Petite originalité: la création de six cours intégrés, «où l’on aborde une même problématique sous deux angles différents. Deux enseignants issus des deux disciplines abordées sont impliqués dans ce cours. C’est un plus pour les professeurs car cela met en dialogue deux disciplines dans un même cours», se réjouit M. Baudewyns.

Les nouveautés de la rentrée académique: économie sociale et solidaire à Liège et microbiologie moléculaire à Namur

Autre nouveauté à l’université louvaniste: un master de spécialisation en économie sociale, en collaboration avec l’Université de Liège. Il combine une partie gestion, dispensée par HEC (Liège) et une partie socio-économique, donnée par l’UCLouvain. Il s’agit de la «première formation francophone belge en économie sociale et solidaire» dont le but est «d’inviter à repenser la manière dont la société pense et organise aujourd’hui son activité économique».

À Liège, les programmes interdisciplinaires ont la cote. L’université en lance un quatrième cette année, permettant d’obtenir deux diplômes de master en trois ans (au lieu de quatre s’ils étaient suivis indépendamment l’un de l’autre). Cette rentrée, les Liégeois pourront ainsi être diplômés en gestion et gestion des ressources humaines en suivant le master MOST, pour Management des systèmes organisationnels en transition.

L’Université de la Cité ardente lance également un master de spécialisation en cosmos exploration, en anglais. Les conditions d’accès de ce master pour une discipline devenue une spécialité de l’ULiège sont larges afin de permettre à des personnes diplômées de différentes filières scientifiques d’y accéder et non plus aux physiciens uniquement.

Une «meilleure connaissance de la biologie des bactéries» à Namur

Namur mise cette rentrée sur la collaboration avec d’autres universités. Elle lance un master en molecular microbiology, en co-diplomation internationale, entièrement dispensé en anglais. Ce master, «unique en Europe», vise à former des professionnels à la recherche en bactériologie, en réunissant trois laboratoires européens reconnus dans le domaine: l’UNamur, l’Université de Marbourg (Allemagne) et l’Université d’Aix-Marseille (France).

«Une meilleure connaissance de la biologie des bactéries à l’échelle moléculaire permettra de développer de nouvelles approches et de nombreux outils applicables dans les secteurs de l’alimentation tels que la brasserie, de la santé, des énergies alternatives comme la production d’énergie par des micro-organismes et de la lutte contre la pollution (digestion des plastiques, épuration des eaux, etc.)», présente l’université.

L’UNamur lance également cette rentrée, avec l’Université Saint-Louis-Bruxelles, un master de spécialisation en cultures et pensées cinématographiques.

À l’Université libre de Bruxelles, peu de nouveautés au programme si ce n’est la création d’un master de spécialisation en philosophie et théorie politiques. L’ULB lance également, en collaboration avec l’Université de Mons, sur le campus de Charleroi, un cycle de bachelier complet en ingénieur civil.