WAREMME

Le Premier échevin socialiste Albert Gérard sur la sellette

Le Premier échevin socialiste Albert Gérard sur la sellette

ÉdA

Des infractions urbanistiques seraient à la base d’une volonté d’éviction du Premier échevin de Waremme Albert Gérard, ont laissé entendre dimanche midi, par voie de communiqué, les représentants de la majorité communale waremmienne PS-IC.

«La mauvaise gouvernance d’Albert Gérard, c’est fini», titre la missive envoyée par le bureau de l’Union socialiste communale (USC) de Waremme et le groupe PS-IC, dont les responsables se sont réunis dimanche matin.

Ceux-ci tenaient ainsi à réagir à une interview du Premier échevin mis en cause, samedi, dans l’édition Huy-Waremme de La Meuse (Sudpresse). Entre autre propos, Albert Gérard s’y est alors dit victime «d’une chasse à l’homme qui ne date pas d’hier». Les membres des instances PS-IC répondent dimanche avoir pris acte des déclarations «tronquées et graves» de l’intéressé.

Le différend à la base de la polémique porte sur la délivrance d’un permis de bâtir, sollicité par Albert Gérard, concernant trois étangs situés à Lantremange, dans l’entité waremmienne. L’échevin aurait effectué des travaux avant même d’avoir obtenu les autorisations nécessaires.

«Le collège a refusé de délivrer le permis et, vu les infractions commises par son Premier échevin, le collège a décidé d’appliquer la procédure infractionnelle prévue par la législation. Ce dossier suivra son cours normal mais nous ne pouvons pas accepter une telle attitude de mauvaise gouvernance d’un élu communal, de plus Premier échevin de la Ville», tempêtent les rédacteurs du communiqué.

Ils accusent également l’intéressé de chantage à l’égard du bourgmestre waremmien si celui-ci ne s’assurait pas de la délivrance du permis sollicité. «Dès 2013, Monsieur Gérard a été mis en garde après trois manquements aux règles de déontologie et il s’était engagé, par écrit, à respecter les règles de bonne gouvernance, à défaut de quoi il démissionnerait», rappellent les représentants de la majorité communale.

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Par ailleurs, à la fin de l’année dernière, l’opposition a réclamé et obtenu sa démission de président du centre sportif à la suite d’une gestion critiquable. «Trop c’est trop! A l’heure où l’opinion publique attend de ses élus une gouvernance irréprochable et respectueuse des lois, le bureau exécutif de l’USC et le groupe PS-IC ne peuvent plus cautionner des attitudes indignes d’un mandataire. En conséquence, et à l’unanimité, il a été décidé que son dossier serait traité sans délai par nos instances responsables», conclut le communiqué.