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Tv locales dans le rouge, les tracteurs de retour 10 ans après, sur la route depuis de 8 ans, avec son chien et son vélo-roulotte ... Dix histoires marquantes dans vos régions ces derniers jours

Tv locales dans le rouge, les tracteurs de retour 10 ans après, sur la route depuis de 8 ans, avec son chien et son vélo-roulotte ... Dix histoires marquantes dans vos régions ces derniers jours

EdA

| Le Standard accueille 1 000 personnes handicapées, une surprenante rencontre avec Sunshine Freeman, le coup de sang d'un touriste verlainois ou encore un n atelier dédié à la gravure … Voici une sélection de dix histoires marquantes dans vos régions, ces derniers jours.

Les télévisions locales sont en difficulté

Démission du directeur de Télé Centre - en déficit, TV Lux dans le rouge… L’équilibre des télés locales est précaire. La fin d’un modèle?

Cinq télés locales sur sept sont dans le rouge. Antenne Centre (Hainaut), tenait hier un conseil d’administration stressant tout le personnel. Le directeur Patrick Haumont y a livré un bilan d’année en négatif - mais qui redresse la barre -... et sa démission. Pas de licenciements après avoir dit au revoir aux pigistes (journalistes indépendants).

Le climat n’est pas meilleur à TV Lux, en négatif pour trois années d’affilées. Télé Sambre, elle, est en déficit depuis 5 ans à cause de gros investissements, même si elle réduit le trou chaque année. Puis il y a ceux qui tirent leur épingle du jeu: Télé MB (Hainaut) et Canal Zoom.

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VIDÉOS | Dix ans après l’épandage de lait à Ciney, les tracteurs seront de retour

Il y a 10 ans, les producteurs laitiers manifestaient à Ciney et déversaient plus de 3 millions de litres de lait dans un champ. Le 16 septembre, ils entendent remobiliser les agriculteurs et faire venir plus de 1000 tracteurs au même endroit.

C’était le 16 septembre 2009, dans un champ au croisement de la route Charlemagne et la Nationale 4 à Ciney. Ce matin-là, des dizaines de tracteurs affluent de toute la Wallonie. Tous tirent un tonneau rempli d’un liquide hautement plus noble que des déjections animales. Peu après midi, sur ce vaste champ, les tracteurs se mettent en action et déversent leur contenu immaculé. C’est du lait que ces agriculteurs pulvérisent. On parle de trois millions de litres, évacués en quelques minutes sous les yeux des médias et des spectateurs médusés par un tel spectacle. 

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VIDÉO | Un atelier dédié à la gravure ouvert à tous pour les journées du patrimoine

Kasba, un nom qui claque et qui colle si bien à cette petite fourmilière où gravent et gravitent quelques artistes autour de la même passion: le bel imprimé.

Une arrière-cour dans une rue ombragée de Watermael-Boitsfort. Un curieux bâtiment, construit avec des matériaux récupérés de l’expo universelle de… 1910. Derrière la porte vitrée, plusieurs artistes s’affairent autour de curieuses presses.

On est là dans un atelier de gravure. «Ici, on fait à la fois de la lithographie, donc de la gravure sur pierre; de la gravure sur métal et sur bois. Et aussi de la typographie.» Nicolas Mayné est un des huit artistes résidents de l’atelier Kasba. Il nous fait visiter son antre avec la passion qui l’anime pour un art qui pourrait passer pour suranné.

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Le coup de sang d’un touriste verlainois à Berck-sur-Mer

Témoin d’un phoque coincé dans un filet de pêche lors de son voyage à Berck-sur-Mer, Désiré Gielen, un retraité de Verlaine, a remué ciel et terre pour que les organisations locales interviennent rapidement. Sans succès, même si l’animal pourrait prochainement être secouru.

Mardi 24 août. Berck-sur-Mer, le long de la Côte d’Opale. De passage au bord de la baie d’Authie, Désiré, un touriste originaire de Verlaine, profite de la marée basse pour immortaliser des phoques présents sur un banc de sable. Comme beaucoup de visiteurs, le spectacle de cette dizaine d’animaux affalés, en train de se réchauffer au soleil, l’amuse. Mais le sort d’une de ces bêtes retient toutefois son attention. En effet, au milieu de la colonie, un phoque se débat avec un filet de pêche.

«Très rapidement, je me suis dirigé vers la base nautique, l’organisme qui est situé sur la digue et qui s’occupe des sorties en mer, pour leur signaler qu’un des phoques était mal en point, raconte l’ancien professeur d’horticulture. Je pensais que les employés allaient agir vite mais ils m’ont assuré qu’ils ne pouvaient rien faire. Ils n’avaient qu’une seule chose à me conseiller: téléphoner à une autre organisation.»

+ «Personne n’a bougé pour ce phoque emprisonné dans un filet de pêche»

VIDÉOS | Il vit sur la route depuis plus de 8 ans, avec son chien et son vélo-roulotte

Avec son vélo roulotte et sa chienne Laska, il parcourt les routes de France et d’ailleurs depuis plus de 8 ans. Rencontre avec un nomade heureux de la vie qu’il a choisie.

On l’appelle Sunshine Freeman. Un surnom qu’il lui a été donné dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Et c’est vrai que c’est un réel rayon de soleil lorsque l’on a la chance de le croiser sur la route, avec sa chienne Laska.

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VIDÉO | Le Standard accueille 1 000 personnes handicapées pour une journée inoubliable

Le Standard et l’AViQ se sont unis pour offrir à un millier de personnes handicapées une journée foot qu’elles ne sont pas près d’oublier.

«Allez Standard!», Allez les Rouches», «Le Standard est une très bonne équipe et elle peut continuer comme ça». La tribune de l’Académie du Standard affichait complet ce matin. Plus d’un millier de personnes déficientes, originaires d’une centaine d’institutions de toute la Wallonie, a pu suivre l’entraînement du jour.

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Ross McCurrach ne raconte plus de salade et compte bien révolutionner le marché des légumes : «une première mondiale»

 Bruxelles, un magasin pas comme les autres a ouvert ses portes depuis peu. Le concept? Proposer directement à la vente des produits cultivés sur place en culture hydroponique. «Une première mondiale», promet son concepteur.

Aux premiers regards, quand on franchit la porte du magasin «Local», dans le quartier Dansaert, on se demande où on a bien pu mettre les pieds. Dans le petit espace, sur les quelques étagères, il n’y a, pour l’instant, que quelques plantes, dont certaines sont toujours occupées de grandir sous une lampe led de couleur rose. «Le magasin n’est ouvert que depuis quelques jours, nous sommes encore en phase de test», nous rassure d’emblée Ross McCurrach, le boss de ce nouveau magasin et concept bruxellois.

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GRAND ANGLE | L’Ancienne Belgique, ruche musicale au cœur de Bruxelles depuis 40 ans 

Institution plus que centenaire, l’Ancienne Belgique a connu plusieurs vies, cirque, music-hall, dancing… Elle a même été une salle de réunion, des fêtes. Il y a 40 ans tout juste, elle prenait sa forme actuelle : une institution culturelle de la communauté flamande. Mais sa réputation dépasse largement les frontières. Les plus grands artistes y ont joué, de Kraftwerk à Muse, d’Oasis à Etienne Daho, Green Day, Radiohead, Adèle (le premier concert de sa tournée européenne)… et beaucoup d’autres. Elue meilleure salle d’Europe l’an dernier, elle accueillera un concert chaque soir jusqu’en juin.

« La meilleure salle d’Europe est à Bruxelles, on ne le dit pas assez. On peut être fier quand même, non ? », dit Dirk de Clippeleir, le patron des lieux, à l’enthousiasme contagieux. Celui qui est directeur de l’AB depuis 9 ans a une trentaine d’années d’expérience dans le monde de l’industrie musicale. Alors, à l’occasion des 40 ans de la salle, on a discuté du passé, du présent et de l’avenir de l’institution et des défis des salles de concert.

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Françoise, le cœur qui fait battre l’école du village

Située dans la commune de Beauvechain, la petite école maternelle Saint-Charles compte 50 bambins âgés de 2,5 à 6 ans. Potager, coin nature, séances de cuisine et de yoga… ici, l’apprentissage repose sur l’expérimentation. Derrière ce havre de paix, se cache une toute petite équipe, emmenée par Françoise Plouvier, 59 ans. Depuis 32 ans, elle se démène corps et âme pour maintenir l’école à flot et offrir du bien-être aux enfants.

Nichée au cœur du village de Nodebais, à proximité d’un étang où vivotent quelques canards, la petite école maternelle Saint-Charles s’étend sur un modeste bâtiment de 65 m2. À l’extérieur : une petite cour, un préau, un jardin et un potager. Un cadre idyllique pour faire ses premiers pas sur le chemin de la scolarité.

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Le FC Kraainem marque son 2000e but dans l’aide aux jeunes réfugiés

Ce 10 septembre, le FC Kraainem accueillera son 2000e joueur réfugié. Depuis 4 ans, le club de périphérie accueille des mineurs non accompagnés dans ses équipes. Du bord de terrain, on a vécu le 2e entraînement d’Aware, Maan, Mohamed et Jamal, à peine débarqués de Somalie.

La pelouse est bordée d’une tribune jaune et bleue. Sur le gazon, les U17 du FC Kraainem enchaînent déboulés, jeu sans ballon et passes. Vendredi à 18h30, c’est l’énergie contenue dans les classes de Bruxelles et de la périphérie pendant une semaine que ces ados en crampons relâchent. Le coach Mouss ne ménage pas sa voix: ça gueule, ça tempête, ça ne badine pas.

Dans la vingtaine de footballeurs, 3 petits nouveaux en sont à leur deuxième entraînement: Aware et Maan, 15 ans, et Mohamed, 16 ans, étrennent le maillot canari offert par un généreux sponsor, électrisé par la pub que ces kets peuvent lui apporter. C’est que ces lascars sont en Belgique depuis quelques jours à peine. Ils accostent de Somalie. Comme leur compère Jamal, 16 ans, qui les couve jalousement du regard depuis la touche, béquilles appuyées sur la rambarde. Le quatuor sourit comme si le coach Mouss portait la mitre de Saint-Nicolas.

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