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TRIATHLON

Michael Rosu sacré au triathlon de Huy

Michael Rosu devait finir à l’une des deux premières places pour s’adjuger la Supercoupe. C’est désormais chose faite.

Avec une dizaine de minutes de retard, les participants du triathlon de Huy, sur la distance olympique (1,5 km de natation, 40 km de vélo, 10 km de course à pied), prennent le départ. L’événement affiche complet. Alors que leurs compères sur la distance promo ont bénéficié d’un temps idéal, les éléments sont nettement moins cléments avec les triathlètes sur grande distance. À peine sortis de l’eau, les athlètes doivent affronter une pluie de courte durée mais malgré tout abondante. Le mal est fait et les routes sont suffisamment détrempées pour accroître les risques une fois le vélo enfourché.

Malgré ces conditions délicates, Michael Rosu aura géré la course de bout en bout jusqu’au moindre détail. «J’ai commencé à nager avec mon ami Cédric Bastin qui termine 7e. J’ai dû être plus vif dans la zone de transition car je suis parti seul à vélo. J’ai effectué les deux tours en solitaire, raconte le Durbuysien presque impassible. Au moment de passer à la course à pied, j’ai aperçu quelqu’un qui revenait légèrement mais j’étais bien en jambe. Je me sentais bien dans mes baskets, personne n’a pu me rattraper visiblement.»

Il s’en est pourtant fallu de peu pour que cet enseignant de formation ne prenne même pas part à la course: « Je suis tombé il y a deux semaines. La surprise est donc totale aujourd’hui. Je ne m’attendais pas à ça. Sans oublier que j’hésitais franchement à prendre part à la course. Je suis presque arrivé en retard aujourd’hui. A priori, aucun facteur ne laissait présager une bonne performance. Comme quoi, rien n’est joué d’avance.»

Une victoire qui, au-delà du simple cadre du triathlon de Huy, assure à Michael Rosu un succès sur l’ensemble de la Supercoupe. «Je devais finir premier ou deuxième pour sécuriser la première place au classement général. Il reste encore une course mais je dois avouer que je n’ai pas fort envie de la faire. Aujourd’hui, je m’attendais à finir 5e. Rien n’était censé aller. Je crois donc qu’on va rester sur une note positive.»

Une possible fin de saison pour ce triathlète de 38 ans qui se termine sur une belle image lorsque son fils, en dépit des consignes très strictes des commissaires de course, rejoint son père pour traverser avec lui la ligne d’arrivée main dans la main. L’arbitre fut cependant indulgent: «Je devrais le disqualifier mais, honnêtement, c’est bête. Je n’ai pas envie de le faire.» Une belle leçon d’humanité qui outrepasse quelconque règlement.

Retrouvez les classements des deux distances sur: www.triathlon-huy.be/