PRESSE

Accord de majorité: «L’Avenir» sans Nethys

Accord de majorité: «L’Avenir» sans Nethys

EdA

L’Avenir n’a pas été oublié par l’Arc-en-Ciel.

Il faut «rétablir un contexte de travail qui permette (à la rédaction) de poursuivre sa mission d’information de façon indépendante». Cela passe par la sortie du groupe Nethys, dit le texte. Les «<I>possibilités de reprise» doivent être examinées; les lecteurs et le personnel associés à cette reprise via une «coopérative».

Communiqué de la société des rédacteurs et de la délégation AJP des Éditions de L’Avenir

La société des rédacteurs et la délégation de l’AJP prennent bonne note des intentions du gouvernement wallon et de la Fédération Wallonie-Buxelles concernant les Editions de L’Avenir. Dans la perspective de leur application, elles tiennent à émettre les commentaires suivants.

- elles ne comprendraient pas que des mesures d’écartement des dirigeants ne soient prises à très brève échéance. Pour rappel, et cela a été exposé lors de commissions parlementaires, ces derniers ont repris une entreprise saine, qu’ils ont mise dans le rouge avant de licencier 20 % du personnel, non sans avoir au passage écarté des gens compétents qui avaient fait leurs preuves (directeur général et rédacteur en chef). A ajouter à leur bilan catastrophique: ils ont procédé à des licenciements ciblés de journalistes et à un lock-out de « leur » propre média. Ou encore parachuté un directeur des rédactions aux ordres (qui a fait l’objet de motions de défiance définitives des journalistes ) et ce sans respecter les procédures de consultation de la SDR, spécifiées dans une charte d’indépendance. Ces mêmes dirigeants ont pris des mesures inédites de (tentatives de) muselage de la Sdr et de l’Ajp, qui représentent tous les journalistes. Les  mêmes personnes s’apprêtent à désigner un rédacteur en chef, de manière imminente, la rédaction ayant toutes les craintes que cela se traduise par un muselage encore renforcé. En résumé, il paraît inconcevable que des personnes ayant commis d’énormes dégâts continuent à diriger un média important en Wallonie, ne fut-ce que quelques mois. Nous parlons clairement de Stephane Moreau et de son bras droit, Pol Heyse.

Pour l’heure, les rédactions sont parvenues, non sans mal, à leur résister, avec l’aide de leurs fidèles lecteurs, les chiffres de diffusion confirmant cet attachement assez unique.

- il nous semble grand temps d’envisager une solution pérenne dans la sérénité pour l’instant impossible à trouver, ici aussi à très brève échéance. La société coopérative qui assortira cette solution a fait l’objet d’un long travail de préparation en interne, avec le soutien d’une structure professionnelle. Elle peut être lancée à tout moment. Il s’agirait, en support d’une initiative industrielle traditionnelle, d’un modèle original en communauté Wallonie-Bruxelles.

-  Les journalistes de L’Avenir ont préservé leur indépendance en utilisant des moyens de résistance pour certains inédits. Ils se réjouissent de la perspective à confirmer par des actes, de sortir d’une crise elle aussi inédite, par le haut. Une crise que nos dirigeants ont appelée une mutinerie. Et c’en était  une.

Communiqué de Philippe Lawson, directeur de la rédaction des Éditions de L’Avenir

«A la lecture du communiqué de presse de la SDR et de la délégation AJP de L’Avenir, je tiens à apporter des précisions. Je ne suis aux ordres de personne si ce n’est au service de l’information. Mon rôle est de veiller à ce que L’Avenir propose aux lecteurs des informations diverses et variées pour leur permettre de se faire leurs propres opinions. Un sujet qui concerne l’actionnaire doit être traité du moment que l’information est vérifiée et recoupée. En ce qui concerne la désignation du rédacteur en chef, la démarche est de répondre à une demande de la rédaction en respectant une procédure inscrite dans la charte d’indépendance des EDA. Il est donc surprenant et interpelant de voir cette procédure critiquée aujourd’hui par des responsables qui ont veillé à ce qu’elle soit enclenchée. Il n’est pas question de museler qui que ce soit. Tout est fait dans la transparence et l’objectif est de trouver la bonne personne, sans exclusive, pour remplir la mission.»