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VIDÉO| Hunter, le jeune rappeur brabançon qui cartonne sur les réseaux

VIDÉO| Hunter, le jeune rappeur brabançon qui cartonne sur les réseaux

Samuel «Hunter» Lauric, toujours élève au collège du Christ-Roi (Ottignies), se destine à devenir un professionnel de la musique. -

Hunter, 17 ans, est la sensation rap du Brabant wallon depuis la sortie de «Summer Night» sur les plateformes musicales cet été.

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Amateur de mangas, passionné de musiques urbaines, et curieux de tout ce qui sonne bien dans ses oreilles, Samuel Lauric n’a que 17 ans, une seule chanson sur les plateformes musicales, mais l’indispensable charisme du rappeur, et déjà une incroyable notoriété.

Summer Night, sa première chanson balancée, en extrait, sur les réseaux et sur son compte Instagram, a déclenché une avalanche de changements dans la vie de cet étudiant du collège du Christ-Roi (Ottignies). En quelques semaines, les ados du Brabant wallon se sont passé le mot et l’ont adopté sur leur playlist préférée. Avec 104 000 téléchargements sur Spotify, auxquels il faut ajouter ceux d’Apple Music et de Deezer (pour ne citer que ceux-là), on peut estimer que sa chanson a déjà été téléchargée quelque 250 000 fois. Posté sur YouTube, le clip de la chanson a, quant à lui, déjà été vu 20 000 fois en deux semaines.

C’est à la Maison des jeunes de Genval, aux Charmettes, que Samuel Lauric et ses amis du quartier ont fait leurs premières armes. Ensemble, avec Godson, Sonjay et Neo, les amis ont formé leur groupe: Nekketsu Klan. De 2015 à 2018, leur salle d’entraînement était à la MJ. Mais en 2018, le sous-sol de la maison familiale des Lauric est devenu un mini-studio d’enregistrement.

Soutenu par ses parents qui ont compris que la musique n’était pas une passade, Samuel a commencé à y consacrer tous ses loisirs, jusqu’à ce que la notoriété frappe à sa porte. Ses diverses participations au célèbre concours de freestyle «1minute2rap» sur Instagram, lui ont apporté le public tant attendu et nécessaire pour y croire.

Pas du «sale»

«J’te donnerai mon cœur si tu veux du love

J’te donnerai ma main si tu veux qu’on s’en aille

Salis pas tes mains, elles sont faites pour l’or

Je ne serai tien que pour cette summer night…» (paroles de Summer Night)

Au contraire d’un Damso qui fait ce qu’il est convenu d’appeler du rap «sale» (rapport au vocabulaire utilisé), Hunter se situe plutôt dans le rap «propre». La fraîcheur des paroles de ses chansons reflète l’insouciance de sa vie de jeune qui ne se la joue pas façon «racaille», et explore des thèmes comme l’amour, l’école, les parents, les potes, la fête… Avec son joli brin de voix dont la douceur contraste habilement avec le phrasé haché typique du rappeur, et doté d’un vrai sens de la mélodie, Hunter balance des rengaines entêtantes qui ont le don de ne plus vous quitter de la journée. Et qui peuvent être appréciés des jeunes de 7 à 77 ans. C’est plutôt bon signe.