LIÈGE

Maxime Pans, «un mentor, un policier respecté par ses collègues»

Maxime Pans, «un mentor, un policier respecté par ses collègues»

Les policiers de Liège une nouvelle fois touchés par une attaque contre l’un des leurs. Photo News

Maxime Pans, le policier victime d’une attaque ce lundi matin à Liège, est toujours dans un état critique. Le chef de corps de la police de Liège salue son caractère exemplaire.

De l’aveu même du chef de corps de la police de Liège, Christian Beaupère, c’est une intervention des plus banales qui était censée de dérouler ce lundi matin à Jupille. Le voisinage a fait appel au «100», inquiet de voir un homme supposément endormi, voire alcoolisé, dans son véhicule. Les ambulanciers dépêchés sur place ont fait appel au service d’intervention de la police pour encadrer la prise en charge. Une démarche qui, selon Christian Beaupère, devient de moins en moins rare et en dit long sur l’accueil hostile parfois réservé aux services d’intervention.

Maxime Pans et son coéquipier sont donc intervenus, procédant dans un premier temps à une fouille de l’individu, nommé Jean-Yves Discry selon nos confrères de Sudpresse et de la DH.

Une fouille a été effectuée sur l’individu, avant qu’il ne se saisisse d’une arme de poing qu’il avait dissimulée, pour tirer une balle en direction de la tête de Maxime Pans. Le collègue de ce dernier a riposté et tué l’assaillant.

Transféré aux soins intensifs

Le policier, très grièvement blessé, a été emmené au centre hospitalier régional de la Citadelle, où il a été opéré durant plusieurs heures. Une information faisant état d’une mort cérébrale a circulé durant la journée. Maxime Pans est pourtant sorti en vie du bloc opératoire pour être pris en charge aux soins intensifs, comme l’indiquait la police de Liège vers 14 h 30.

«C’est vrai que les nouvelles se sont améliorées au fil du temps, explique Christian Beaupère. Mais son pronostic vital est toujours engagé. Il est dans un état grave, mais nous n’avons pas perdu tout espoir.»

Son pronostic vital est toujours engagé.

Une vive émotion s’est naturellement emparée de Liège et en particulier de son corps de police. Celui-ci a perdu deux collègues le 29 mai 2018, lors de l’attentat commis sur le boulevard d’Avroy par Benjamin Herman. Le 26 août 2018, c’est Amaury Delrez, un ancien de la police de Liège, qui était abattu à Spa, lui aussi dans une intervention a priori banale.

Maxime Pans, «un mentor, un policier respecté par ses collègues»
Maxime Pans D.R.
Maxime Pans, âgé de 33 ans, est père de trois garçons: des jumeaux de deux ans et un aîné de cinq ans. Il travaille depuis une dizaine d’années à la zone de police de Liège et a effectué l’essentiel de son parcours au sein du service d’intervention. «C’est un policier tout à fait opérationnel, exemplaire, qui a en lui la psychologie de l’intervention, témoigne Christian Beaupère. C’est un homme calme, posé, quelqu’un de reconnu dans son métier. C’est un mentor pour ses collègues et ceci explique sans doute l’ampleur de l’émoi ressenti par ses collègues.»

Le service d’intervention, qui comprend 160 agents, a été rapidement encadré par le «stress team» de la police, un service précisément chargé d’intervenir auprès des agents lors d’événements de ce type. Le travail d’intervention du service «101» est assuré, probablement pour quelques jours, par les policiers en poste dans les commissariats de Liège.