FOOTBALL – L’EFFET RETRO

Des combats de gladiateurs à la double bourde de Florian Samray

Des combats de gladiateurs à la double bourde de Florian Samray

EDA -

Quel lien entre les premiers combats de gladiateurs et les deux buts contre son camp de Florian Samray, le joueur de Malmedy? Réponse via la rubrique «L’effet rétro», le rendez-vous du mercredi dans l’Avenir (Le Jour) Verviers.

1. La naissance des paris

Difficile à prouver, mais les historiens s’accordent à dire que les premiers paris sportifs seraient nés durant la Préhistoire, les spectateurs de bagarres désignant leur favori. Mais c’est surtout à l’époque de l’Empire grec et des Jeux olympiques que les paris sportifs prennent leur envol. Plus tard, alors que les Romains sont également friands de paris (et pas seulement lors de combats de gladiateurs), la chute de l’Empire et l’expansion du christianisme finissent par «tuer» le pari, banni par la plupart des religions.

2. Chevaux et télévision

Rien de plus grisant que de braver l’interdit. Au XIXe siècle, la Révolution industrielle amène son lot de nouveautés et les paris hippiques sont alors en plein boum. D’abord réservés à l’élite, les hippodromes deviennent vite très populaires et les paris hippiques font fureur. Dès les années 60, l’arrivée de la télévision dans de nombreux foyers met de multiples sports en avant. Les paris sportifs ne cessent de s’étendre et le football fait bien entendue partie du jeu.

3. Le meurtre d’Escobar

Jeux et argent amènent à certaines dérives. Le 2 juillet 1994, le footballeur Andrés Escobar se fait assassiner quelques semaines après avoir marqué contre son camp lors du match de Coupe du monde entre la Colombie et les États-Unis, perdu 1-2 par les Colombiens, éliminés. Le meurtre se déroule sur un parking d’un bar de Medellín. L’assassin Humberto Muñoz Castro assène 12 coups de feu à sa victime en criant «Goal!» pour chacun. C’est que le Cartel avait parié d’importantes sommes d’argent sur la sélection nationale.

4. Le doublé de Samray

Quatre ans plus tard naît Florian Samray. Déjà buteur contre son camp face à Geer (il dévie de la tête la frappe de Kasmi) une semaine plus tôt, le Malmédien récidive ce samedi lors du match entre les Dragons et le Stade Disonais (0-2) en trompant son propre gardien après 12 minutes. La bonne nouvelle, pour Samray, c’est qu’on ne peut pas (encore?) parier sur la P1 liégeoise. Du coup, a priori, pas d’ennuis en vue avec la mafia colombienne. Par contre, ses équipiers n’ont pas manqué de le chambrer. Le prix à payer, quand on n’a plus trop la… cote?