PHOTOS | Des «carottes» mouillées, mais des «carottes» enchantées

C’était la 8e édition du festival «C’est pas d’la carotte» ce week-end, à Huy. Une édition certes pluvieuse, mais une édition heureuse.

La drache n’a pas entamé l’enthousiasme des centaines de «carottes» festives venues ce week-end sur les hauteurs de Huy pour la 8e édition du festival «C’est pas d’la carotte». La 4e édition qui avait lieu sur la plaine du Mont Falise. «La pluie est arrivée en fin d’après-midi, mais c’est vrai que nous avons eu moins de monde que lors des précédentes éditions. Néanmoins, la dynamique est restée inchangée», confie Dorine Voglaire, coorganisatrice du festival.

Quelques heures avant le début des hostilités, vendredi, l’espace où va se dérouler le festival se trouve déjà dans une certaine effervescence, plutôt paisible. Les stands de nourriture fument déjà de leurs gourmands effluves tandis qu’un peu partout sur le site, on peaufine les derniers détails. Sur le parking, des animatrices exorcisent leurs cordes vocales, gloussant des bruits étranges. D’autres profitent de leur dernier moment de répit, une pinte à la main, avant les deux jours qui s’annoncent musclés pour l’organisation.

Sur le coup de 20 h 30, la fête commence et les visiteurs peuvent enfin se délecter des premiers groupes à prendre les instruments, tels que le Kapsul band, Mud, Béton et enfin La Nouvelle Flibuste qui a clôturé cette première soirée en fanfare. Mais c’est surtout le samedi que le climax du festival a enthousiasmé les spectateurs. Sur les diverses scènes, couvertes pour la plupart, près d’une dizaine de formations musicales a ravi les noctambules: Touko Sari, Awa Keme Kemo, Dig Up The Cats mais encore Docteur Mabool, Indigo Mango, OPMOC… Et durant toute la journée et la soirée, des fanfares ont égayé le site (Café Marché et Ladyxiegaga), ainsi que le show clownesque «Les Oizeaurêves». Spectacle de marionnettes, jongleurs de feu, tatoueur et autres artistes de rue ont également distrait le public entre les concerts.

Le «festi’van» – caravane faisant auparavant office de scène ouverte – a été remplacé par un kiosque en métal de récupération, construit dans l’atelier récemment acquis par l’équipe du festival, du côté de Liège (lire par ailleurs). Là, des festivaliers armés de leurs instruments ont pu s’illustrer, emmenant parfois le public dans une tout autre dimension.