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Vandalisme, agressions...: Uber retire ses vélos électriques partagés Jump de plusieurs communes bruxelloises

Vandalisme, agressions...: Uber retire ses vélos électriques partagés Jump de plusieurs communes bruxelloises

Uber a lancé ce service en avril à Bruxelles et l’a étendu aux quatre communes en question en juin. BELGA

Anderlecht et Molenbeek sont notamment concernés: Uber va retirer ses vélos électriques partagés Jump de plusieurs communes bruxelloises.

Uber va retirer prochainement ses vélos électriques partagés Jump des communes d’Anderlecht, Molenbeek, Koekelberg et du quartier de Laeken. Trop de vandalisme sur les vélos et des agressions sur des collaborateurs de la société américaine ont motivé le retrait du service partiel ou total dans ces zones, justifie l’entreprise, confirmant une information de Bruzz, qui a pu consulter un courrier qu’Uber a envoyé aux communes concernées. Un client y terminant malgré tout son voyage devra payer une amende de 35 euros.

Uber avait lancé ce service en avril à Bruxelles et l’avait ensuite étendu aux quatre communes et quartier en question en juin.

«Après une augmentation significative du nombre de vols de nos vélos Jump et de diverses formes de vandalisme, nous avons décidé de suspendre temporairement nos activités dans certaines zones de Bruxelles. Nous sommes en contact étroit avec les différentes communes et Bruxelles Mobilité pour discuter de ces incidents», a assuré Uber dans une communication à l’agence Belga.

En juin, à la demande de l’échevin molenbeekois Jef Van Damme, Uber avait étendu sa flotte à Molenbeek. Mais en juillet, la société américaine s’était déjà plainte auprès de la commune pour des faits de vandalisme. Un contact entre les deux parties avait ensuite eu lieu en août, lors duquel l’entreprise leur a signalé qu’elle avait pris la décision de se retirer.

«Nous n’avons pas eu de dialogue avec Uber»

L’échevin ne nie pas qu’il existe des problèmes avec les trottinettes et les vélos partagés et que des exemplaires cassés trainent souvent dans la rue. Mais c’est un problème qui se pose dans toute la région bruxelloise, estime-t-il. «Le fait que ce soit tellement pire à Molenbeek et dans ces autres communes est quelque chose qui est difficile à contrôler à mon sens et sur lequel nous n’avons pas eu de dialogue avec Uber», explique Jef Van Damme.

Bruxelles Mobilité souhaite désormais s’asseoir le plus rapidement possible autour de la table avec Uber, les communes et les services de police. Si une solution structurelle garantissant la sécurité est trouvée, un retour des vélos pourrait être envisagé dans ces zones où il existe une réelle demande.

Dans l’intervalle, les utilisateurs d’un vélo Jump ne pourront plus terminer leur parcours sur le territoire de ces quatre communes ou quartier. Ils seront informés qu’ils se trouvent en dehors de la zone d’exploitation. S’ils y clôturent malgré tout leur voyage, ils devront payer une amende de 35 euros.