MONS

Éolienne sur le site H&M à Ghlin: Mons va de nouveau au Conseil d’État

Éolienne sur le site H&M à Ghlin: Mons va de nouveau au Conseil d’État

Une éolienne pour alimenter le centre logistique H&M? La ville de Mons n’est pas chaude. ÉdA – Florent Marot

La ville de Mons avait eu gain de cause une première fois. Elle espère qu’il en sera de même une seconde.

C’est une éolienne qui fait beaucoup parler d’elle, celle que veut installer H&M sur le site de son centre de logistique, à Ghlin. Un projet qui déplaît aux riverains, qui ont remis une pétition avec 400 signatures. Mais ce projet déplaît aussi aux autorités communales, qui vont introduire un deuxième recours au conseil d’état pour s’y opposer.

Tout commence en avril 2018, quand une demande de permis est introduite par EDF Luminus pour implanter et exploiter une éolienne d’une puissance inférieure de 3 MW et d’une hauteur de 178 mètres. Le collège communal émet un avis défavorable, tout comme le fonctionnaire-délégué de la Région wallonne.

Mais le ministre wallon de l’Aménagement du territoire Carlo Di Antonio délivre le permis le 17 septembre 2018, après un recours du demandeur. La ville de Mons décide de contester l’octroi du permis au Conseil d’État. Le 9 mai 2019, celui-ci rend un arrêt et annule le permis délivré par le ministre.

La copie est donc revue et le 9 juillet dernier, un nouvel arrêté ministériel est pris, autorisant Luminus à implanter cette éolienne, de 130 mètres de haut cette fois. Et une nouvelle fois, la ville de Mons va introduire un recours en annulation devant le Conseil d’État.

Un cadre cohérent réclamé

Mais pourquoi s’y opposer? «Nous ne sommes pas contre les éoliennes, mais nous ne voulons pas les voir pousser partout et n’importe comment», explique le bourgmestre Nicolas Martin. «Si chaque entreprise veut placer son éolienne de 180 mètres de haut, cela va rapidement devenir invivable dans les quartiers environnants.»

Et à en croire le bourgmestre, ce type de demande de permis pour une éolienne a tendance à se multiplier, hors de tout cadre cohérent.

Et plutôt que d’autoriser des implantations isolées à gauche à droite, le collège préférerait y voir plus clair en se basant sur un plan indiquant les implantations idéales. L’intercommunale IDEA est actuellement en train de bosser sur un tel schéma d’aménagement.

L’idée derrière ce recours, c’est donc de calmer le jeu. On attend de voir ce qu’IDEA propose, puis on agit suivant les endroits considérés comme les plus propices à l’installation d’éoliennes. En attendant, les promoteurs sont priés de calmer leurs ardeurs.