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Brexit: Hugh Grant furieux sur Boris Johnson après sa décision de suspendre le Parlement

Brexit: Hugh Grant furieux sur Boris Johnson après sa décision de suspendre le Parlement

Hugh Grant n’a pas été tendre envers Boris Johnson. RelaxNews

La décision du Premier ministre britannique de suspendre le Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit, a déclenché une vague d’indignation au Royaume-Uni. Même Hugh Grant s’en est pris violemment à Boris Johnson.

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Sans doute le Royaum-Uni n’a-t-il jamais été autant divisé depuis le début du Brexit. En cause, la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement jusqu’à deux semaines avant la date fatidique de la sortie du pays de l’Union européenne. De quoi susciter l’indignation de nombreux Anglais - une pétition contre cette mesure a déjà receuilli plus d’un million de signatures - parmi lesquels on retrouve un certain Hugh Grant.

À l’image du président de la Chambre basse, John Bercow, qui a qualifié cette décision de «scandale constitutionnel» - le Parlement britannique reprend habituellement dès la fin du mois de septembre - l’acteur britannique s’en est pris violemment à Boris Johnson.

Sur le réseau social Twitter, le héros de «Quatre mariages et un enterrement» et «Love Actually» a ainsi violemment taclé son Premier ministre: «Tu ne foutras pas en l’air l’avenir de mes enfants. Tu ne détruiras pas les libertés pour lesquelles mon grand-père s’est battu pendant deux guerres mondiales. Va te faire fou***, espèce de jouet de bain en caoutchouc survendu. Le Royaume-Uni en a ras-le-bol de toi et ta petite bande d’officiers branleurs.»

De son côté, Boris Johnson s’est défendu en affirmant sur la chaîne Sky News que le calendrier fixé «laissera amplement le temps aux députés de débattre de l’UE et du Brexit».

Des recours en justice ont déjà été annoncés, par plus de 70 parlementaires écossais devant la plus haute instance civile d’Écosse d’un côté, et de l’autre par Gina Miller, une femme d’affaires et militante anti-Brexit, devant la justice anglaise.

Pour le quotidien «The Times», la suspension «pousse la Grande-Bretagne au bord de la crise constitutionnelle», tandis que «The Guardian» prédisait un «clash parlementaire historique» alors que des députés hostiles au Brexit cherchent un moyen de contrer la décision du Premier ministre.