POLITIQUE

Alain Raviart redevient porte-parole du cdH après une césure de huit ans

Alain Raviart redevient porte-parole du cdH après une césure de huit ans

Alain Raviart EDA Claudy Petit

Alain Raviart, connu comme chroniqueur politique sur la chaîne de télévision RTL TVI, revient au cdH.

Alain Raviart va rejoindre tout prochainement le cdH – un parti dont il avait déjà été directeur de la communication et porte-parole de 2001 à 2008 – «pour une deuxième mi-temps», a-t-il indiqué dans une interview publiée jeudi par le journal ‘La DH’.

Cette entrée en fonction est prévue «le plus rapidement possible», sans doute dès la semaine prochaine, a précisé la porte-parole et responsable nationale de la communication du parti humaniste, Fanny Charpentier, à l’agence Belga.

Son rôle sera de «commenter l’actualité politique» et de «davantage parler sur tous les sujets», a-t-elle ajouté.

Alain Raviart a été journaliste de 1993 à 2001 pour la chaîne de télévision RTL TVI et la radio Bel-RTL. Il avait ensuite rallié le PSC comme proche collaborateur de la présidente du parti social-chrétien, Joëlle Milquet, contribuant notamment au changement de nom en centre démocrate humaniste (cdH) en mai 2002.

Il avait quitté le parti humaniste en novembre 2008 après huit ans passés comme directeur de la communication – certains le qualifiant de «spin doctor» – pour embrasser une «autre voie professionnelle», tout en démentant l’existence de tout différend entre lui et Mme Milquet ou ses mandataires et dirigeants.

Alain Raviart dirige une société spécialisée dans la communication et en particulier «de crise», KO Communications, qui a noué un «accord privilégié» avec l’agence de publicité Mc Cann-Érickson, tout en étant «consultant politique» sur RTL TVI et Bel RTL, précise le site de son agence. Il a également collaboré avec les organisateurs de la Foire agricole de Libramont, l’un des principaux événements en plein air de Wallonie, et tient une chronique dans Paris-Match.

À la DH, il assure n’avoir pas laissé de mauvais souvenirs au cdH lors de son premier passage. «Quand j’ai quitté le parti, après quelques mois, on me disait déjà: ce serait bien que tu reviennes […]. L’arrivée de Maxime Prévot à la présidence, avec qui j’ai travaillé et entretenu d’excellents contacts, a été importante. J’ai entendu sa vision: il y a beaucoup de compatibilité. C’est une sorte de deuxième mi-temps pour moi au cdH», a-t-il expliqué.