SECTEUR FRUITIER

La punaise marbrée menace nos pommes et poires

La punaise marbrée menace nos pommes et poires

La punaise marbrée a des motifs bruns et gris et une marque blanche sur les antennes. Marco Uliana – stock.adobe.com

Aussi appelée punaise diabolique, elle s’attaque aux arbres fruitiers, choux, navets, colza et cucurbitacées.

Le secteur fruitier craint la prolifération de punaises marbrées. Venue d’Asie, cette espèce invasive est responsable de nombreux dégâts sur les pommes et les poires du sud de l’Europe, mais aussi en France et en Allemagne. En Belgique, l’insecte a déjà été observé à plusieurs reprises et pourrait constituer une menace dans les prochaines années, avertit l’association flamande de protection de la nature Natuurpunt.

En Europe, la punaise marbrée a été repérée pour la première fois en Suisse en 2007. Elle a ensuite atteint l’Italie, où elle s’est taillé la réputation de ravageur de vergers en à peine quatre ans. En Amérique du Nord, la punaise a généré des dégâts estimés à 37 millions de dollars dans les cultures de pommes.

Encore rare, mais…

Sa présence en Belgique est encore rare. Selon Natuurpunt, un individu a été signalé en 2017 à Saint-Nicolas (Flandre orientale) et deux autres ont été observés cette année à Charleroi et à Wavre-Sainte-Catherine. Les signalements étaient également plus nombreux cette année aux Pays-Bas.

Adaptée au climat, la punaise marbrée pourrait bien s’établir sous nos latitudes et constituer une menace pour le secteur agricole dans les prochaines années.

À ce jour, aucun moyen écologique n’existe pour lutter efficacement contre ces insectes. Afin de garder un œil sur l’évolution de leur population, toute observation peut être encodée dans la base de données en ligne «observations.be».