Une fois là-haut? Pas le temps de fumer un cigare. «La descente d’une montagne est bien souvent plus éprouvante et dangereuse que son ascension», informe Damien Luc, président et moniteur à «Esprit d’altitude», le récent club de randonnée, d’escalade et d’alpinisme de Longchamps.

«Nous essayons au maximum de pratiquer nos disciplines en Ardenne luxembourgeoise. Pour la randonnée par exemple, nos parcours empruntent des chemins escarpés de notre région, avec du dénivelé et sur une distance de 20 km ou plus», explique Damien, qui enseigne également la grimpe en corde. «Notre affiliation à la Fédération francophone d’escalade, d’alpinisme et de randonnée nous donne accès aux rochers répertoriés en Wallonie. On pratique aussi l’escalade en salle sur structures artificielles, poursuit l’ascensionniste de plusieurs sommets du globe, au Pérou notamment, à plus de 6 000 mètres d’altitude. Avec le club, nous partons une fois par an dans les Alpes pour escalader un sommet. Au cours du mois de juillet, certains de nos membres ont réussi une incursion à une altitude de 4 150 mètres dans la région du Cervin, le 12e sommet le plus élevé des Alpes. Un exploit puisque certains de nos alpinistes n’avaient jamais marché plus de dix kilomètres avant d’intégrer le club, se réjouit Damien Luc, qui insiste tout de même sur l’accessibilité de son sport. «Nous adaptons l’objectif au niveau de nos affiliés, pas l’inverse. «Esprit d’altitude» s'ouvre ainsi à tous les profils pour autant qu’ils aient une condition physique acceptable, explique le moniteur d’escalade depuis 1986. Je viens récemment d’aménager un mur avec quelques prises à la maison. J’y donne des formations pour les enfants à partir de six ans, mais également pour les adultes qui souhaitent se tester avant une sortie en falaise ou en montagne.

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