CYCLISME

De la montagne et… encore de la montagne au programme de la Vuelta

De la montagne et… encore de la montagne au programme de la Vuelta

Image d’illustration. Photo News

Le parcours de la 74e édition du Tour d’Espagne cycliste (WorldTour) ne comprend que quelques kilomètres contre-la-montre, mais de la montagne et encore de la montagne, dont pas moins de huit arrivées au sommet.

Contrairement à leurs collègues et concurrents des Tours d’Italie et de France, les organisateurs n’ont pas placé la majorité des difficultés en dernière semaine. Ce qui obligera les candidats à la victoire finale à établir des plan de bataille moins tardifs, et à dévoiler plus tôt leurs ambitions…

La Vuelta démarrera toutefois samedi à Torrevieja de la même façon que la Grande Boucle à Bruxelles, le 6 juillet.

Et donc avec les mêmes favoris au départ du contre-la-montre par équipes de 13,4 km: Sunweb, Deceuninck-Quick. Step, Mitchelton-Scott et Ineos.

La seule autre bataille contre le chrono, individuelle, celle là, se disputera le mardi 3 septembre entre Jurançon et Pau (10e étape) sur la distance de 36,2 km, au lendemain de la première journée de repos.

Bref c’est plus que jamais en montagne, que vont se dérouler les grandes opérations.

Cela ne signifie pas pour autant que la race des sprinters sera privée d’os à ronger. Loin s’en faut.

Ceux qui aiment voir en découdre toutes voiles dehors, les Fernando Gaviria, Sam Bennett, John Degenkolb, Luka Mezgec, Fabio Jakobsen (son premier grand Tour) et autres Edward Theuns dans la dernière ligne droite, devront s’installer derrière les barrières lundi à Alicante (3e étape). Puis le lendemain à El Puig de Santa Maria (4e étape), le samedi 31 à Igualada (8e étape), le samedi suivant 7 septembre à Oviedo (14e étape), le mercredi 11 à Guadalajara (17e étape), et bien sûr à Madrid pour l’arrivée finale le dimanche 15.

Les baroudeurs aussi, auront l’occasion de crever l’écran pour le plus grand plaisir des sponsors de leurs équipes. Et ce dès dimanche entre Benidorm et Calpe (2e étape), lieux de vacances privilégiés des Belges.

Mais il leur faudra ensuite attendre la grande bataille qui s’annonce le 4 septembre entre Saint-Palais et Urdax-Dantxarinea (11e étape), puis le 5 entre Los Arcos et Bilbao (12e étape), et enfin le vendredi 13 entre Avila et les pavés de Tolède (19e étape), où Philippe Gilbert avait battu l’Américain Tyler Farrar au sprint en 2010.

Les montagnards devront être tôt bien éveillés, comme on l’a déjà dit.

Mercredi prochain, en effet, ils se mesureront déjà sur une pente finale de 11,8 kilomètres vers l’arrivée de la 5e étape à l’observatoire astrophysique de Javalambre, niché à 2.000 m d’altitude.

Les routes continueront à s’élever les deux jours suivants, en particulier le vendredi 30 (7e étape) avec les terribles pentes de l’Alto Mas de la Costa: une montée de première catégorie à 12% de moyenne que le peloton avait déjà empruntée en 2016, et où le Suisse Mathias Frank s’était imposé, mais qui n’avait pas fait la décision.

On s’attend ensuite à vivre une très grande journée en Andorre le dimanche 1er septembre (9e étape), à la veille de la première journée de repos.

Quatre cols figurent en effet au menu, mais aussi quatre kilomètres de routes non goudronnées, une première sur l’épreuve, et pour finir l’ascension de l’Alto d’Els Cortals d’Encamp. Qui peut permettre aux futurs pensionnaires du podium de faire la différence, avant de souffler à l’hôtel le lendemain.

Les montagnes se dresseront encore devant les coureurs le vendredi 6. La 13e étape comprend en effet sept cols, dont l’ascension finale de l’Alto de Los Machucos et ses rampes effroyables avec des passages à 28%. L’Autrichien Stefan Denifl y avait résisté au retour du héros espagnol Alberto Contador en 2017.

Cela grimpera encore dans les Asturies le dimanche et le lundi suivants, avec à nouveau des arrivées au sommet, et en particulier la montée finale interminable du col de la Cubilla, longue de 20 km (16e étape).

Les allergiques à l’altitude pourront seulement alors pousser un ouf de soulagement. Mais timide, car il y aura encore de la montagne, suivie d’une descente de 25 kilomètres, le jeudi 12, puis – surtout – le samedi 14.

La 20e et avant-dernière étape n’est en effet pas piquée des vers: cinq cols, dont deux de première catégorie, et la montée finale inédite vers le plateau de la Sierra de Gredos, à plus de 1.700 mètres d’altitude.

La tradition reprend ses droits le dimanche 15, avec le critérium final dans les rue de Madrid, un défilé suivi d’un sprint royal.