Ath

AVANT-APRES | Sur le parcours du cortège à Ath

AVANT-APRES | Sur le parcours du cortège à Ath

EdA

Ath va vivre sa Ducasse en ce week-end du 4e dimanche d’août. Avec notamment le cortège folklorique dominique. Ce cortège entame son parcours traditionnel depuis la gare pour s’arrêter à l’Esplanade

Il emprunte ainsi successivement les rues de la Station, des Frères Descamps, de Pintamont et aux Gâdes, pour arriver sur la Grand-Place. Il se poursuit par les rues de France, de Brantignies, du Moulin, de Nazareth, Haute et d’Enghien, pour se terminer sur l’Esplanade. L’après-midi, le cortège fait le chemin inverse.

« Depuis le XVe siècle, la ducasse célèbre chaque année, le dimanche avant le 28 août, la consécration ou dédicace de l’église paroissiale » indique Jean-Pierre Ducastelle dans « La ducasse d’Ath, passé & présent ». « Elle commémore ainsi son patron, saint Julien de Brioude. À l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilent et illustrent des « histoires » pour enseigner des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. »

Avant le développement d’Ath, une église consacrée à saint Julien de Brioude existait déjà dans le village tout proche du Vieux Ath. Celle-ci a été transférée à partir de 1394 dans l’enceinte fortifiée de la ville. Elle fut livrée au culte en 1404 et consacré en 1415. A l’avant-plan, l’actuelle académie de musique. Sous la houlette de l’architecte Léon Fourdin, cet immeuble a été érigé au début du XXe siècle pour accueillir l’École des filles et l’École gardienne, sur un terrain de l’ancienne porte de Mons.

Goliath et sa dame effectuent leur danse traditionnelle au pont du Gadre dès le samedi (deux fois) en rejoignant l’église Saint-Julien pour leur « mariage », et ensuite le dimanche encore. « Gadre » signifie « gué » : on pouvait passer à gué une dérivation artificielle de la Dendre orientale. La place Ernest Cambier s’appelait autrefois « Marché aux Poissons » en référence à l’activité qui y fut développée.

Au-delà des voitures qui colonisent tous les espaces publics (c’est une constante dans cette série, d’ailleurs), émergent sur ces documents trois silhouettes : l’hôtel de ville (classé) initialement construit au début du XVIIe siècle sur des plans de Wenceslas Cooberger connus la réalisation d’églises et rénové entre 1980 et 1982 ; l’église Saint-Julien ; l’ancienne « grand-garde » (et halle auparavant) qui a accueilli le commissariat de police jusqu’en 1983.

« La mise en service du canal d’Ath à Blaton assure les liaisons par la voie navigable avec la France et la canalisation de la Dendre favorise le trafic vers le nord du pays (1865) » indique Jean-Pierre Ducastelle sur www.ath.be Le pont dit « de Brantignies » renvoie au nom du village établi au nord de la ville actuelle. La porte de Brantignies ou porte de Tournai ouvre sur la rue de France qui s’appelait autrefois rue de Tournai, mais qui a été rebaptisée après la Première guerre mondiale. C’était cependant une impasse autrefois, la « porte » étant située dans le prolongement de la rue de Brantignies.

Mentionné dès la fin du XIIIe siècle, le « grand moulin » est situé sur la première enceinte, mais également sur le tracé d’un des bras de la Dendre orientale. Celle-ci a été comblée en 1933. Le moulin a été rénové et transformé en appartements avec des bureaux au rez-de-chaussée. La Poste vient cependant de les quitter voilà quelques semaines. La rue du Moulin dit bien son nom : c’est une jonction (vitale) entre le Marché et le moulin domanial. Goliath et Madame effectuent leur danse traditionnelle au Pont du Moulin.