«Les Hutois ont retrouvé leur histoire»

«Les Hutois ont retrouvé leur histoire»

Vêtues aux couleurs des 5 éléments de Huy, les danseuses ont évoqué l’histoire de la ville. Heymans

Après le stress des derniers jours, l’abbé Michel Teheux peut enfin souffler. Il dresse un bilan positif de cette édition 2019.

Quelles sont vos impressions concernant le cortège?

Je trouve que c’est une belle réussite. Par rapport aux éditions précédentes, les Hutois se sont réapproprié le cortège. Cela leur a permis de retrouver leur histoire, qu’ils ne connaissaient plus. C’était à la fois documentaire et identitaire.

La Vierge suscite-t-elle toujours le même engouement?

Qu’ils soient croyants ou non, les Hutois ont une affection particulière pour la Vierge. Au retour de Notre-Dame à la collégiale, les gens ont d’ailleurs attendu qu’elle descende de son char et sont rentrés spontanément dans la collégiale. J’ai été frappé par la dévotion du public, dans tous les sens du terme!

Le cortège a néanmoins essuyé quelques critiques. Vous n’êtes pas déçu?

La critique, on peut l’entendre. On reconnaît nous-mêmes que l’aspect musical est à développer un peu plus, par exemple. Mais je pense que la sobriété a permis au cortège d’être plus intimiste. Ça a favorisé l’aspect relationnel entre le public et les figurants.

Les Septennales doivent-elles s’adapter au public?

Aujourd’hui, nous vivons dans une société plurielle, et on doit en tenir compte. Si on veut que la tradition des fêtes Septennales continue, il faut s’ouvrir au monde. On cherche notamment un équilibre entre les aspects religieux et civil. Et je pense que cette édition restera comme celle qu’on n’est jamais parvenu à faire auparavant.