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France: poursuivi pour «cruauté» après avoir décapité la tête d’un coq vivant avec les dents

France: poursuivi pour «cruauté» après avoir décapité la tête d’un coq vivant avec les dents

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«Actes de cruauté envers un animal»: un jeune de 22 ans sera convoqué dans les semaines à venir au tribunal correctionnel de Bayonne, après une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le montrant en train d’arracher la tête d’un coq vivant avec les dents.

Un jeune homme de 22 ans sera convoqué dans les semaines à venir au tribunal correctionnel de Bayonne, poursuivi pour «actes de cruauté envers un animal», après une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le montrant en train d’arracher la tête d’un coq vivant avec les dents, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

Le jeune homme, joueur de pelote basque de haut niveau, avait été filmé en juin dernier lors d’un repas arrosé aux fêtes d’Hasparren. La vidéo, diffusée sur les réseaux en fin de semaine dernière, a suscité une vive et large émotion, la Fondation Brigitte Bardot, qui avait lancé l’alerte et relayé les images, annonçant un dépôt de plainte.

Le parquet de Bayonne qui s’est saisi de l’affaire, a confirmé à l’AFP que le jeune homme serait «convoqué devant le tribunal dans les semaines qui suivent». Il a également confirmé le dépôt d’une plainte.

La peine encourue pour acte de cruauté envers un animal est de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

Les images, outre d’innombrables commentaires émus, insultes, menaces en ligne, avaient aussi généré une pétition «pour que l’équipe de France de Pelote basque exclue le joueur», et «que ses sponsors arrêtent de le sponsoriser», qui a revendiqué en cinq jours plus de 73.000 signatures.

La Fédération française de pelote basque a dans un communiqué appelé «à faire preuve de modération dans cette épreuve», soulignant que «ce jeune athlète a une parfaite conscience de son acte, et a toujours eu un comportement irréprochable en compétitions».

Joint par le média local Mediabask, le jeune homme avait dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste.

«Les commentaires qui circulent sans retenue sur ces réseaux vite érigés en tribunal témoignent cependant d’une réelle émotion, bien au-delà de la communauté des défenseurs des animaux», souligne le président de la Fédération, Lilou Echeverria.

Selon le quotidien Sud-Ouest, un jeune Landais de 20 ans, parfait homonyme du joueur de pelote a indiqué avoir reçu, depuis la diffusion de la vidéo, une centaine d’insultes et menaces de mort sur ses profils de réseaux sociaux, et sa famille et son employeur ont été contactés.