SANTÉ

Un médicament prometteur contre la migraine ne sera pas remboursé, décide De Block

Un médicament prometteur contre la migraine ne sera pas remboursé, décide De Block

Le traitement présente peu d’effets secondaires mais a un coût élevé: de 500 à 1.000 euros par mois. De nombreux patients espéraient donc que le gouvernement rembourserait le médicament via la sécurité sociale. -

La ministre de la Santé Maggie De Block n’a pas désiré faire de commentaire: le médicament Aimovig, qui traite les migraines particulièrement douloureuses, ne sera pas remboursé en Belgique, au grand dam des patients et des spécialistes.

Le médicament Aimovig, qui traite les migraines particulièrement douloureuses, ne sera pas remboursé en Belgique, au grand dam des patients et des spécialistes, selon Het Nieuwsblad.

Le nom de ce médicament est depuis quelques années sur toutes les lèvres des patients atteints de migraine. Des tests avaient en effet démontré que l’Aimovig était particulièrement efficace chez certains.

«Nous avons vu des patients qui, d’ordinaire, souffrent de maux de tête importants pendant 20 jours ne plus endurer que six jours en moyenne de migraine», souligne le neurologue Koen Paemeleire (UGent).

Le traitement présente peu d’effets secondaires mais a un coût élevé: de 500 à 1.000 euros par mois. De nombreux patients espéraient donc que le gouvernement rembourserait le médicament via la sécurité sociale.

«La ministre des Affaires sociales et de la Santé Maggie De Block (Open Vld) a rendu un avis négatif» concernant l’Aimovig, confirme l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). L’efficacité du produit n’est pas remise en cause mais le gouvernement et l’entreprise pharmaceutique suisse ­Novartis, qui fabrique le médicament, ne sont pas parvenus à s’entendre financièrement. La ministre n’a pas désiré faire de commentaire.

«Un cadre financier réaliste avait toutefois été développé», selon Koen Paemeleire. «Le remboursement n’aurait concerné qu’un groupe de patients pour lesquels il était démontré qu’au moins deux autres traitements avaient des effets insuffisants chez eux.»

Novartis a depuis annoncé qu’elle introduirait un nouveau dossier pour l’Aimovig auprès de la Commission de remboursement des médicaments, a précisé le cabinet de De Block.