FRANCE

Crash d’un bombardier d’eau intervenant sur un incendie dans le Gard: le pilote est mort

Crash d’un bombardier d’eau intervenant sur un incendie dans le Gard: le pilote est mort

L’appareil qui s’est crashé était mobilisé sur les nouveaux feux qui frappent la commune de Générac. AFP

Un bombardier d’eau intervenant sur l’incendie de Générac, dans le Gard, s’est écrasé, faisant un mort.

Le pilote du bombardier d’eau qui s’est écrasé est mort, a annoncé la préfecture.

«À 17H20, un pilote de Tracker de la Sécurité civile a perdu tragiquement la vie alors qu’il combattait courageusement l’incendie en cours», a déclaré dans un communiqué la préfecture du Gard, confirmant une information donnée à l’AFP de source proche du dossier. «Une enquête judiciaire est en cours, placée sous l’autorité du procureur de la république qui s’est déplacé sur les lieux», a ajouté la préfecture.

L’appareil, un Tracker, le plus petit modèle des bombardiers d’eau, d’une capacité de 3.600 litres, n’a qu’un seul pilote à bord. L’appareil s’est disloqué lors de l’impact.

De tels accidents sont rarissimes. Parmi les derniers drames similaires en France, celui d’un Canadair qui s’était écrasé en mer, le 1er août 2005, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse.

Des hectares en fumée

L’appareil qui s’est crashé vendredi était mobilisé sur les nouveaux feux qui frappent la commune gardoise de Générac, avec quelque 130 hectares brûlés depuis le départ de ces incendies, en début d’après-midi. Rien qu’entre 14H30 et 15H00, 8 à 10 départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert, a précisé le commandant Jacques Pagès, au PC de commandement de Générac.

«C’est criminel, c’est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents… On est complètement dépassés, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang-froid», a déclaré le maire de la commune, Frédéric Touzellier, sur BFM TV.

À l’AFP, le maire a précisé qu’une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché. Le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés.

Le premier incendie qui avait frappé Générac, mardi et mercredi, brûlant quelque 500 hectares, serait lui aussi d’origine criminelle, avait déclaré le procureur de Nîmes Éric Maurel jeudi, parlant d’un «acte volontaire».