BRUNEHAUT

DIAPO/Wez-Velvain: le village aux trois églises

Dans le cadre de notre série consacrée aux cartes postales anciennes, nous nous sommes arrêtés à Wez-Velvain. Jadis propriété du diocèse de Tournai, celui-ci est l’un des neuf villages de l’entité de Brunehaut, au cœur du Parc naturel des Plaines de l’Escaut...

Si ce sympathique patelin d’environ 1000 âmes porte un nom composé, c’est parce qu’il est en réalité composé de deux hameaux. Wez qui serait inspiré par un nom latin ‘Vallis’ signifiant une vallée ou un bas-fond tandis que Velvain proviendrait de ‘Fel Vain’ voulant dire plaine fertile.

La dépendance au culte de Wez-Velvain, déjà très présente lorsque les évêques de Tournai étaient seigneurs du village en 1320. Une forte empreinte religieuse qui, n’a fait que s’affirmer au fil du temps avec, notamment l’existence de trois églises dans le village: Saint-Brice à Wez, Saint-Piat à Velvain qui sert désormais de paroisse aux habitants de Guignies et celle, privée, du couvent des Sœurs de Saint-Charles dont le clocher, très fin, a aussi la particularité de posséder une horloge sur ses quatre faces.

Fondée en 1684 par l’abbé Adrien Bresy, curé de Wez, la congrégation des religieuses de St-Charles Borromée – qui ne comptait que 5 religieuses à l’époque – avait pour vocation d’offrir aux enfants pauvres une éducation chrétienne. L’école était fréquentée par les enfants de Wez et des villages voisins, mais bientôt les parents demandèrent aux religieuses d’héberger leurs filles; c’est ainsi qu’au début XVIIIe, un pensionnat a été construit. Les locaux sont aujourd’hui occupés par l’école libre St-Charles. En 1899, s’ouvrait un juvénat pour les garçons de 4 à 12 ans.

Un siècle plus tôt, en 1789, la révolution française épargna le monastère – comme on l’appelait à l’époque – pour trois raisons: l’enseignement gratuit dispensé aux enfants pauvres, les soins donnés aux dames atteintes de maladies nerveuses, la grande pauvreté de la maison. L’aile médicale – appelée sanatorium sur la carte ancienne – existe toujours aujourd’hui. Elle est désormais gérée par L’ACIS. D’une capacité de 34 lits, elle offre la prise en charge du traitement de fond de pathologies relevant de la psychiatrie générale.

++ D’autres détails dans l’édition de l’Avenir/Le Courrier de l’Escaut de ce mardi 30 juillet 2019 ++