IN MEMORIAM

Le gentleman Werner Giet est décédé

Plus qu’une page, c’est un livre qui s’est refermé ce samedi. Werner Giet, l’ex-président de Faymonville, est décédé.

C’est un homme de grande classe, respectable et respecté, qui s’en est allé ce samedi. Werner Giet, l’ex-président du Turkania Faymonville, est décédé des suites d’une crise cardiaque à l’âge de 71 ans. Le football régional est en deuil, mais pas seulement.

Président du Turkania Faymonville pendant neuf saisons, il avait choisi de passer le flambeau au terme de l’exercice 2012-2013, ne voulant pas faire la saison de trop avec «son» club. Un Turkania auquel il était viscéralement attaché, lui qui était né à Butgenbach mais qui avait grandi à Faymonville, petit village waimerais qui allait se faire connaître jusqu’à l’échelon national. Difficile de ne pas repenser à la folle épopée du club lors de son passage en promotion C (2010), où la montée en D3 s’était jouée à Geel, devant plus de 5000 personnes. Les «p’tis Turcs», battus, avaient alors gagné le respect de tous les amateurs de ballon rond.

Un homme brillant

Parti vivre sur les hauteurs liégeoises, Werner Giet est officiellement devenu président du Turkania Faymonville en 2004, après s’être chaque fois plus impliqué au sein du matricule turc.

Si d’aucuns lui auront reproché, après coup, d’avoir peut-être visé trop haut pour ce qui restait un «club de village», Werner Giet sera resté fidèle à lui-même et à ses principes jusqu’au bout. Et les transferts, parfois venus de loin, étaient eux aussi considérés comme des Faymonvillois. Les Cossalter, Jérosme, Ruiz-Marin et consorts formaient une véritable famille autour des Philippe et Fred Thunus, pour ne citer qu’eux. Cette recette, gagnante, c’était aussi celle de Werner Giet.

Administrateur de sociétés et ancien arbitre de football, Werner Giet était également un homme brillant, armé pour s’adapter et nouer le dialogue avec n’importe qui. Mais jamais pour dire n’importe quoi. Les journalistes qui ont eu la chance de le côtoyer se souviendront d’une personne accueillante, de ses petites piques humoristiques toujours bien placées et de sa verve inimitable. Vraiment, on le répète, c’est bien plus qu’une page qui vient de se tourner.

La rédaction de l’Avenir (Le Jour) Verviers présente ses plus sincères condoléances à ses proches ainsi qu’à sa famille.

Visites au funérarium Georis, à Neupré, ces mardi, mercredi et jeudi (17h-19h). Les funérailles auront lieu vendredi.