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VIDÉO | Greta Thunberg sur les attaques de la droite française: «Ils ont plus peur de moi que du vrai problème»

VIDÉO | Greta Thunberg sur les attaques de la droite française: «Ils ont plus peur de moi que du vrai problème»

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Accusée de manipulation par des députés français de droite, l’activiste suédoise Greta Thunberg a tenu à répondre à ses détracteurs avant son discours à l’Assemblée nationale ce mardi.

Invitée à l’Assemblée nationale française ce mardi midi pour parler de son combat contre le changement climatique, Greta Thunberg débarque presque en milieu hostile. Depuis quelques jours, la jeune activiste suédoise doit faire face aux attaques des députés de droite qui la qualifient de «gourou apocalyptique», de «prix Nobel de la peur» ou encore de «prêtresse en culottes courtes», certains appelant même au boycott.

Dans une interview sur Konbini, Greta Thunberg a tenu à répondre aux critiques des députés Les Républicains et du Rassemblement National avec cynisme. «Ils ont plus peur de moi et des manifestations de jeunes que du vrai problème.»

Également accusée de «manipulation par le capitalisme vert», la Suédoise de 16 ans est a répondu du tac au tac à ses détracteurs. «Je trouve ça hilarant. Je n’ai jamais rencontré un activiste climatique qui faisait ça pour de l’argent. L’idée est absurde et très drôle. Bien entendu, je reçois beaucoup d’aide de la part de ceux qui pensent que ce problème est grave mais il n’y a personne qui tire les ficelles. C’est triste que ces personnes sont si désespérées au point d’inventer des choses.»

Macron a dit que nous devions continuer à agir mais c’est ce que tout le monde dit. J’espère qu’il est sincère.

Greta Thunberg a ensuite abordé le sujet de sa rencontre avec Emmanuel Macron en février dernier. «Il n’a rien promis de spécifique. Il a juste dit que nous devions continuer à agir mais c’est ce que tout le monde dit. J’espère qu’il est sincère en disant ça, mais le temps passe et rien ne change. Bien sûr, on ne peut pas le blâmer uniquement lui, c’est le système entier qui ne fonctionne pas.»

Après son discours à l’Assemblée nationale où elle «compte parler surtout du budget carbone décrit dans le dernier rapport du GIEC», la jeune fille sera ensuite conviée à assister à la séance de questions au gouvernement, depuis une tribune. Elle sera également reçue par le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM).