HUY

Huy: coincée toute la nuit sous terre, une dame secourue par les pompiers

Il a fallu plusieurs heures pour dégager la vitcime, blessée au genoux. Photo d’illustration, Spéléo-secours

Une spéléologue s’est blessée lundi soir dans une grotte à Solières (Huy). Les pompiers et Spéléo-secours ont réussi à la dégager au bout d’une nuit d’efforts.

La nuit a été plutôt agitée pour les pompiers de la zone Hemeco ainsi que plusieurs personnes de Spéléo-secours. De 22 h à 5 h 30 du matin, ils ont été mobilisés pour dégager une spéléologue blessée et coincée dans la grotte Saint-Étienne, dans la vallée de la Solières.

La dame en question est une spéléologue avertie qui était descendue dans cette grotte accessible uniquement aux personnes habilitées. Cette néerlandophone de 32 ans était accompagnée d’un autre spéléologue. Mais lundi vers 21 h 30, alors que le duo avait déjà bien progressé dans les entrailles de la terre, la dame a glissé et s’est blessée à la rotule. Impossible pour elle de poursuivre ses efforts et de remonter.

Son compagnon de descente a donc dû remonter à l’extérieur de la grotte pour déclencher l’alerte. Vers 22 h 30, les pompiers de la zone Hemeco ont ainsi été prévenus de même que les équipes de spéléo secours. Tout s’est mis en place pour organiser la remontée de la victime.

«Au total, on avait sur place 6 pompiers ainsi que 8 techniciens GRIMP dont certains venus en renfort de la zone de NAGE (Namur) et de Hesbaye, détaille le capitaine Christophe Jadot qui a coordonné les opérations. On avait aussi des gens de la Protection civile, 10 personnes de Spéléo-secours et des médecins.»

Même si la blessure de la victime n’était pas très grave, le fait de devoir maintenir sa jambe immobilisée lors de son évacuation a compliqué les choses. «L’équipe de spéléo secours a dû élargir certains trous dans la grotte en cassant la roche à l’aide de petits marteaux-piqueurs, poursuit le capitaine Jadot. Et puis, une fois que la dame a été sortie de la grotte, on a encore dû faire une tyrolienne sur près de 80 m pour l’amener en toute sécurité vers un chemin plus accessible. Puis, de là, il y avait encore 1,5 km en civière pour l’amener vers l’ambulance.» Bref, ce n’est que vers 5h du matin, à l’aube que la spéléologue a pu être admise au CHRH.