RUMES

VIDEO | Les premiers pas sur la lune des frères Demarcq à La Glanerie

Jacques et Bernard Demarcq avaient 9 et 7 ans en 1969. Ils n’ont rien oublié de cette nuit où l’homme a marché pour la première fois sur la lune. Souvenirs…

Grâce à leur papa, cadre chez Casterman dont le travail consistait notamment à réaliser le catalogue des ouvrages nouvellement édités, Jacques et Bernard Demarcq ont eu accès, lorsqu’ils étaient enfants, à un nombre impressionnant de bouquins leur permettant d’assouvir leur soif de connaissances. Et cela, dans des domaines très divers, dont bien évidemment celui ayant trait à la conquête spatiale qui les intéressait d’autant plus que, très jeunes déjà, les deux frères se passionnaient pour tout ce qui vole. Bien avant que Neil Armstrong ne marque de son empreinte le sol lunaire, ils dévoraient littéralement tout ce qui concernait les différentes missions Apollo. Inutile de préciser que la onzième laissa chez eux des souvenirs indélébiles.

«Ce soir-là (N.D.L.R.: soit le dimanche 20 juillet 69), après le souper, on a été autorisé à veiller, donc à regarder la télévision en noir et blanc dans la cuisine avec papa et maman, précisent-ils, et, après de longues heures d’attente, à 3 h 59 (N.D.L.R.: l’heure peut varier selon les sources de quelques minutes; les horloges d’alors n’avaient pas la précision des toquantes actuelles…), on a vu Neil Armstrong poser le pied sur la lune et pour nous, c’était l’ouverture vers un nouvel avenir… C’était un grand pas vers l’espoir. Nous, à cet âge-là, on croyait que tout allait bien, que tout le monde était gentil. Alors que l’on était en réalité en pleine guerre du Vietnam… On s’imaginait que le monde allait évoluer, que les voitures, les avions, les moyens de transports allaient

VIDEO | Les premiers pas sur la lune des frères Demarcq à La Glanerie
Bernard et Jacques Demarcq ont écrit et illustré un petit livre peu après avoir vu les images à la télévsion. Cinquante ans après, ils l’ont retrouvé... EdA
changer… Que tout le monde serait plus heureux, très vite… Il faut savoir qu’à l’époque, au village, nous n’avions ni eau courante, ni le téléphone dans la maison, mais on marchait sur la lune. Nous avons été un peu déçus par la suite. Dans notre esprit d’enfant, on ne voyait que le côté spectaculaire de la conquête spatiale mais on ne comprenait en réalité pas qu’il s’agissait d’une conquête militaire…»

Même si leurs yeux brillent toujours lorsqu’ils évoquent cette période, les frères Demarcq sont eux aussi habités par le doute de savoir si tout cela était finalement bien réel ou pas…

Ils restent d’ailleurs tous deux profondément marqués par le film de Peter Hyams, sorti 9 ans après la mission Apollo 11, «Capricorn One» qui évoque le tournage bidon des premiers pas de l’homme sur Mars.

Un film dans le générique duquel on pouvait lire en grosses lettre que «toute ressemblance avec une situation existante était purement fortuite…»

++ D’autres infos et témoignages à lire dans les colonnes de l’Avenir/Le Courrier de l’Escaut de ce samedi 20 juillet 2019 ++