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ARCHIVES | Liège, Standard et Lisbonne: quand Robert Waseige se confiait sur son métier de coach

ARCHIVES | Liège, Standard et Lisbonne: quand Robert Waseige se confiait sur son métier de coach

© Sonuma

Le décès de Robert Waseige a ému toute la sphère footballistique belge. Pour lui rendre hommage, la Sonuma nous propose de revivre quelques passages marquants de la carrière d’entraîneur du «Mage de Rocourt».

On démarre avec un reportage datant de 1977, consacré notamment à sa vie de famille et à sa relation avec les joueurs. Alors que Robert Waseige était à la tête du Standard de Liège, son fils Frédéric était lui affilié au RFC Liège. Un véritable dilemme pour le benjamin de la famille, comme l’expliquait le coach rocourtois. «Le grave problème, c’est quand Liège et le Standard se rencontrent. Lors du derby de début de saison, lorsque le Standard a égalisé, mon fils n’a pu réprimer un mouvement de joie mais, bien vite, il s’est rassis. Pour lui, ça peut être assez embarrassant.»

Interrogé sur sa relation avec son groupe en dehors du terrain, Robert Waseige avouait qu’il fallait parfois user de psychologie avec ses joueurs. «On se voit pratiquement 6 jours sur 7 donc je crois qu’il ne faut peut-être pas devenir trop intime avec eux mais bien connaître tous les petits problèmes qui pourraient les préoccuper en dehors du football car ça peut toujours avoir une influence sur leur comportement.»

On fait ensuite un bond de 8 ans pour retrouver Robert Waseige avec la casquette de coach du RFC Liège, rival du Standard où il a passé ses plus belles années et signé ses plus grands succès. Dans cette interview, le mage de Rocourt s’était confié sur les aléas du métier d’entraîneur. «Lorsque vous avez un match de football avec 12 000 personnes autour du terrain, vous avez 12 000 entraîneurs parce que tout le monde a joué un jour au football. On croit pouvoir parler en toute connaissance de cause de quelque chose qu’on a fait soi-même. C’est un peu le problème d’un entraîneur, c’est qu’il est jugé perpétuellement par tout un chacun mais il est seul à porter le chapeau lorsque ça ne va pas.»

Enfin, on se retrouve en 1996 à l’époque où le «Mage de Rocourt» avait accepté le challenge d’entraîner le Sporting de Lisbonne, l’un des trois clubs phares du Portugal. Une expérience bénéfique pour celui qui avait passé toute sa carrière en Belgique jusque-là. «Tourner 25 ans dans la même marmite, on risque fort de se répéter. Ce dépaysement, ça vous rajeunit, ça vous oblige à vous remettre en question.»

Tiraillé par le fait de devoir se séparer de joueurs excédentaires en présaison, le coach belge avait également dû apprendre la langue. Pour lui, ne pas parler la langue pouvait avoir ses avantages. «Je ne lis pas les journaux, ça me prendrait trop de temps. C’est un gros avantage car j’évite comme ça de m’énerver sur des choses excessives et deuxièmement, je n’entends pas les choses désagréables.»

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