BRUXELLES

Voici les axes prioritaires de Vervoort III, le nouveau gouvernement bruxellois

Voici les axes prioritaires de Vervoort III, le nouveau gouvernement bruxellois

- Photo News

Cette fois c’est bon, le gouvernement bruxellois est sur les rails. Les nouveaux ministres prêteront serment ce jeudi. Ils ont présenté hier leurs principales priorités pour les années à venir.

Vervoort III, c’est parti. Côté francophone, PS-Écolo-Défi et Groen-Open VLD et One. Brussels (SP.A) côté néerlandophone ont désormais la main jusqu’en 2024 à Bruxelles. Même s’il a tenté de rejoindre le casting jusqu’au dernier moment, le MR restera bien sur la touche.

Les différentes fédérations ont en effet validé hier en fin de journée le texte d’accord de 127 pages rédigés par les négociateurs des différents partis.

Bien qu’une partie du contenu de cette note avait déjà fuité dans la presse avant la signature de l’accord, les négociateurs ont précisé en conférence de presse les priorités du nouveau gouvernement bruxellois. Le social et l’écologie seront au cœur des débats pour les prochaines années.

 

1.Neutralité carbone en 2050

 

Le nouveau gouvernement voit à long terme. Il s’est fixé comme objectif de diminuer les émissions de CO2 de manière drastique. Même si d’autres villes européennes affichent des ambitions plus ambitieuses, pour 2030, l’objectif est désormais de diminuer de 40% les rejets dans l’atmosphère (contre 32% auparavant), pour atteindre la neutralité en 2050.

Pour y arriver, le gouvernement bruxellois devra mettre en place une politique radicale de rénovation des bâtiments notamment, alors que la mobilité est également pointée du doigt.

Les véhicules diesel resteront hors de la capitale en 2030, pour l’essence et le LPG ce sera en 2035. À la place, le gouvernement compte bien promouvoir un autre type de mobilité. L’offre de transports publics sera augmentée de manière considérable. Plusieurs lignes de tram seront prolongées, d’autres devraient voir le jour. La gratuité des transports pour les Bruxellois de moins de 25 ans et plus de 65 ans sera également mise à l’étude. Un effort va également être fait pour augmenter le nombre de déplacement à vélo dans la capitale. Le plan promit est ambitieux. Il prévoit des investissements pour continuer de développer les infrastructures cyclistes.

Enfin, comme déjà largement commenté depuis ce week-end, la création d’une zone 30km/h généralisée est sur la table. Elle pourrait voir le jour en 2021. Seules certaines voiries structurantes (petite et grande ceinture notamment) devraient y échapper. Pour cela il faudra toutefois trouver un accord avec les communes qui ont également leur mot à dire.

 

2.La garantie jeune pour tous

 

Même s’il est en baisse depuis 53 mois, avec taux de chômage de 15% à Bruxelles, le chantier emploi du futur gouvernement s’annonce important. Pour continuer de le faire reculer, l’accord de majorité souhaite notamment étendre la formule «garantie jeunesse» à tous les demandeurs d’emploi.

Mise en place il y a cinq ans, celle-ci propose actuellement une formation professionnelle, un stage ou un emploi dans les six mois à tous les demandeurs d’emploi de moins de trente ans. Et l’idée semble être une réussite, le taux de chômage chez les jeunes est en effet en baisse continue depuis cinq ans.

Une attention particulière sera également accordée aux NEET, ces jeunes en décrochage complet, sans emploi ni formation. Les chercheurs d’emploi de plus de 55 ans, pour qui les chiffres ne sont pas positifs, seront également au cœur de l’attention.

 

3.Plus de logements sociaux

 

Si 43 000 ménages sont actuellement dans l’attente d’un logement social, l’objectif de la prochaine législature sera de faire baisser fortement ce nombre. L’idée est d’apporter une solution à 15 000 ménages bruxellois au moins. Pour y arriver, il faudra évidemment faire construire de nouveaux immeubles, mais ce ne sera pas suffisant. D’autres pistes sont déjà sur la table comme le rachat de biens privés et le renforcement de l’allocation loyer.

Le nouveau gouvernement propose également la création d’un fonds public de garantie locative.