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Derrière le challenge FaceApp, un problème de sécurité des données

Derrière le challenge FaceApp, un problème de sécurité des données

Les Jonas Brothers, Nicki Minaj, Rihanna, ou encore Jean-Pierre Foucault ont eux aussi eu droit à une version vieillie d’eux-mêmes. -

L’application FaceApp fait son grand retour avec le #FaceAppChallenge qui consiste à partager une photo de soi, vieilli. Mais l’application est-elle sans danger?

Déjà sortie en janvier 2017, l’application FaceApp est récemment revenue sur les devants de la scène par le biais de nombreuses célébrités et du challenge FaceApp qui consiste à partager une photo d’une version vieillie de soi-même. Drôle et étonnant.

Le fonctionnement est de surcroît, simplissime. Il suffit de télécharger l’application gratuite, de se prendre directement en photo ou de permettre à l’application d’utiliser une photo déjà présente dans la photothèque du smartphone. Ensuite, on applique le filtre et le tour est joué! Le résultat apparaît, vous voilà avec quelques décennies de plus. Jusque-là, pas de problème.

Les photos utilisées sont scannées par l’application et chargées sur des serveurs à distance. Car, pour fonctionner, les logiciels utilisés par FaceApp se servent de toutes les images déjà modifiées dans le passé afin de produire un résultat plus vrai que nature.

Là où le bât blesse, c’est dans les conditions d’utilisation de l’application sur lesquelles des utilisateurs avertis ont décidé de se pencher. En les acceptant, vous donnez votre autorisation pour que ces données soient stockées et réutilisées par la suite. Tant vos photos, que vos données personnelles. Or, les détenteurs de l’application sont basés en Russie… et ne répondent pas à la législation européenne sur l’utilisation des données.

Alors danger? Peut-être pas, si vous êtes conscients que tout ce que vous partagerez deviendra la propriété de l’application. C’est à vous de voir! Mais sans doute sera-t-il plus judicieux de ne prendre le risque que pour vous-même et de ne pas vous servir de photos de vos proches, qui n’auraient pas donné leur consentement.