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Toutes les radios FM reconduites sauf DH Radio, remplacée par LN24

Toutes les radios FM reconduites sauf DH Radio, remplacée par LN24

IPM annonce des recours pour sauver DH Radio. Reporters / Guillau

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a officialisé ses décisions mercredi soir quant au plan de fréquences.

Toutes les radios francophones privées qui disposent déjà d’un réseau de fréquences FM communautaire ou provincial ont vu leur autorisation reconduite pour neuf années supplémentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles. Seule DH Radio n’est pas renouvelée. Son réseau de fréquences est attribué à la nouvelle chaîne d’informations LN24. Par ailleurs, les autorisations DAB+ ont également été attribuées.

Bel RTL, Radio Contact, Nostalgie, NRJ, Fun Radio et LN24 sont les six radios privées qui disposeront d’un réseau de fréquences FM et DAB+ sur l’ensemble du territoire francophone. Les réseaux provinciaux ont été réattribués à leurs détenteurs: Sud Radio (Hainaut), Antipode (Brabant Wallon), Must FM (Namur/Luxembourg) et Maximum (Liège). Sud Radio bénéficiera en outre d’une couverture en DAB+ sur l’ensemble du territoire et Antipode pourra être écouté à Bruxelles en DAB+. Trois autres réseaux DAB+ ont été attribués à 1RCF (Radio Chrétienne Francophone), Goldie (édité par Nostalgie) et Cherie (édité par NRJ). Un quatrième réseau DAB+ n’a pas encore été attribué. La candidature de Mint, la radio pop-rock du groupe RTL n’a pas été retenue, tout comme le projet «Nos radios» porté par les télévisions locales.

IPM mécontent

Le groupe IPM a contesté dans les pages de la Dernière Heure et de La Libre Belgique de mercredi la décision du CSA de retirer la licence FM à DH Radio, estimant qu’«elle diffuse un programme très différent» des six autres radios qui couvrent Bruxelles et la Wallonie, et «apporte une vraie diversité dans le paysage radiophonique francophone». «Cette radio représente dix années d’efforts, 10 millions d’euros d’investissements, des milliers d’heures de travail», note encore IPM qui «conteste ce verdict» qu’il juge partial. Le groupe a indiqué qu’il introduirait des recours devant le Conseil d’Etat pour qu’il juge «si le CSA a vraiment appliqué avec rigueur et sans discrimination sa procédure de sélection».