FOOTBALL

Robert Waseige est mort: le foot belge en deuil

Triste nouvelle dans le monde du football belge: Robert Waseige est décédé. L’ancien entraîneur du Standard, de Charleroi, du RFC Liège et sélectionneur national allait avoir 80 ans.

La triste nouvelle est tombée ce mercredi matin: Robert Waseige est décédé à l’âge de 79 ans. Il était hospitalisé au CHR de la Citadelle depuis jeudi dernier pour une insuffisance cardiaque et des problèmes rénaux..

Né à Rocourt le 26 août 1939, c’est au stade Vélodrôme voisin qu’il a fourbi ses premières armes en tant que footballeur de 1959 à 1963. Actif au back gauche, il a ensuite porté les couleurs du Racing White jusqu’en 1970 avant de ranger ses crampons à Winterslag en 1973. «Je n’ai pas fait une carrière de vedette», nous confiait-il humblement en 2014.

Il est par contre devenu l’un des coaches les plus emblématiques du championnat de Belgique.

Une Coupe mais pas de championnat

Mais s’il a remporté une Coupe de Belgique avec le RFC Liège (1990), club qu’il a dirigé durant 10 saisons d’affilée à partir de 1983, «Bob ze coach» n’est toutefois jamais parvenu à décrocher le titre suprême. Il est notamment passé tout près du Graal lors de la saison 94/95 avec le Standard, finissant vice-champion à un point d’Anderlecht. Il se sera assis sur le banc des Rouches durant trois périodes: de 1976 à 1979, de 1994 à 1996 et très brièvement en 2002, se faisant licencier après cinq matches seulement et cédant sa place à Dominique D’Onofrio. Un ex-adjoint à qui il vouait une affection particulière: «C’était un homme bien et qui faisait du bien autour de lui. Par sa jovialité et son côté positif», nous disait-il peu après le décès de « DD » en 2016.

Robert Waseige est mort: le foot belge en deuil
Élimination avec les honneurs contre le Brésil, futur vainqueur du Mondial 2002. BELGAIMAGE
À l’époque, l’étoile de Waseige était pourtant au zénith vu le beau parcours de l’équipe nationale, dont il avait pris la tête 3 ans plus tôt, au Mondial au Japon et en Corée du Sud. Sous sa conduite, les Diables rouges, qui étaient loin de ressembler à la génération dorée actuelle, n’ont connu la défaite que 7 fois en 34 matches, dont l’élimination face au Brésil en huitièmes de finale de la Coupe du monde. «Les Brésiliens nous ont félicités avec beaucoup d’humilité», soulignait-il dans le livre « Diables d’hommes ».

Il a aussi laissé de bons souvenirs au Sporting de Charleroi, qu’il avait mené en finale de la Coupe de Belgique en 1993, avant de revenir entre 1997 et 1999 puis brièvement en 2003 lors de la présidence d’Abbas Bayat. Il enchaînera par un court passage comme sélectionneur de l’Algérie avant de terminer sa longue carrière en 2005 en sauvant le FC Brussels de la relégation.

Ses meilleurs souvenirs? Il nous les confiait il y a 5 ans: «Le premier titre avec Winterslag en D3. Il y a eu une véritable fusion entre l’équipe et la population du hameau. C’était émouvant. C’est là qu’on voit que le foot, c’est quelque chose de bien. Ma nomination à la tête de l’équipe nationale aussi et notre premier match contre la Hollande: 5-5! Trois saisons de plaisir. J’ai en outre gardé quelques souvenirs énormes au Standard et à Charleroi. Mais un de mes plus beaux souvenirs a été avec le FC liégeois, quand on a été qualifié à Innsbruck pour la Coupe d’Europe. Cela signait notre retour dans une Coupe.»