FRANCE

Des chasseuses de pédophiles piègent deux individus avec de faux profils Facebook

Des chasseuses de pédophiles piègent deux individus avec de faux profils Facebook

Image d’illustration. AFP

Un collectif se fait connaître en France, en Belgique et au Québec pour chasser les pédophiles présumés sur les réseaux sociaux. Ce vendredi, ils ont piégé deux suspects près de Reims grâce à de faux profils Facebook, raconte RTL Info.

Ces chasseuses de pédophiles. Elles se sont fait connaître dans le courant du mois de juin au Québec. Ce sont en réalité des membres du collectif «Moore», qui compte plusieurs membres en France, en Belgique ou encore au Québec. Leur mode opératoire? Elles se font passer pour une petite fille et communiquent, via un faux profil Facebook, avec des individus suspectés d’être des prédateurs sexuels.

«C’est tous les envois de textes à caractère sexuel et pédopornographique. Les fantasmes qu’il nous envoie, les photos de leur visage, de leur corps, d’eux qui se masturbent face caméra», confie Jager, membre du collectif, à RTL Info. «On doit faire très attention à ne pas être dans l’incitation, c’est très important. Il faut que toutes les demandes viennent d’eux en premier, et nous on suit le mouvement».

Ce vendredi 12 juillet, le collectif avait préparé une autre opération en France cette fois, près de Reims. Dans leur viseur? Quatre pédophiles présumés, dont trois d’entre eux avaient contacté les faux profils des chasseuses. Selon RTL Info, les quatre suspects travaillaient dans la même entreprise de jardinage.

Le collectif s’est donc présenté à la société avec l’équipe d’Envoyé spécial de France 2. Sur place, ils ont croisé deux des quatre suspects et leur ont présenté les conversations avec les soi-disant jeunes filles. Face aux preuves, l’un des deux a prétendu que son compte a été piraté, tandis que l’autre était plutôt sous le choc.

Si le collectif ne peut évidemment pas arrêter les pédophiles présumés, il peut alerter les forces de l’ordre, avec, preuves à l’appui. «Les véritables traqueurs sont les pédocriminels. Nous ne sommes qu’un filet de sécurité», avait déclaré un membre belge du collectif au micro de RTL Info.