Coopération entre Orange et Proximus: Telenet s’y verrait bien aussi

Coopération entre Orange et Proximus: Telenet s’y verrait bien aussi

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Proximus et Orange «sont ouverts à la discussion» sur une possible arrivée de Telenet au sein de la co-entreprise pour le partage de leur réseau d’accès mobile que les deux premiers opérateurs télécoms ont annoncé jeudi, ont-ils indiqué vendredi.

Une telle collaboration avec le 3e acteur du secteur dépendrait toutefois de la «faisabilité technique», préviennent-ils. L’Autorité belge de la concurrence (ABC) assure, elle, qu’elle suivra le dossier «avec intérêt»

Proximus et Orange ont signé jeudi un document en vue de conclure un accord sur le partage du réseau d’accès mobile d’ici la fin de l’année. Une co-entreprise, détenue à 50% par chacun des deux opérateurs télécoms, doit être créée dans ce but.

«Nous souhaiterions pouvoir nous mettre autour de la table avec Orange et Proximus afin de discuter de la possibilité de rejoindre l’initiative, tout en veillant au respect des règles de concurrence», avait fait savoir en fin de matinée Telenet.

Les deux opérateurs associés ont assuré «être ouverts à la discussion» par rapport à cette proposition. Mais tous deux ont recours au même fournisseur, le géant chinois Huawei, pour l’infrastructure actuelle de leur réseau. Telenet, par contre, utilise la technologie du groupe chinois ZTE.

D’après une porte-parole de Telenet, la différence de fournisseur ne constitue pas un «facteur de blocage» pour un réseau partagé car le problème peut être contourné par une «ventilation géographique». L’entreprise n’a pas encore choisi de fournisseur pour la 5G, fait-elle remarquer. Tous les opérateurs peuvent d’ailleurs encore opter pour le même, glisse-t-elle.

De son côté, Huawei se dit «prêt à soutenir davantage ses partenaires», mais ne peut pas encore s’exprimer sur ce à quoi pourrait ressembler cette collaboration au sein de la nouvelle co-entreprise. Aucun contrat n’a encore été signé pour le futur réseau 5G, ajoute son porte-parole.

La société chinoise et Proximus collaborent déjà à un projet test concernant cette dernière technologie à Haasrode. Dominique Leroy, la patronne de l’opérateur, a toujours défendu Huawei, alors que l’entreprise est soupçonnée d’espionnage par les Etats-Unis.

Enfin, l’Autorité belge de la concurrence suivra également l’affaire «avec intérêt», bien qu’il soit encore trop tôt pour se prononcer, a fait savoir son président Jacques Steenbergen. «Nous sommes en contact avec les parties concernées et verrons cela en interne. Mais pour le moment, il est trop tôt. Par exemple, nous n’avons aucune idée de la structure juridique de la collaboration.»

Ces deux derniers opérateurs ont signé jeudi un document en vue de conclure un accord d’ici la fin de l’année. Une co-entreprise, détenue à 50% par chacun des deux opérateurs télécoms, doit être créée dans ce but.

La démarche vise à permettre aux deux entreprises de répondre à la demande croissante des clients en matière de qualité de réseau mobile et d’une meilleure couverture intérieure. Cela permettra également un déploiement plus rapide et plus complet de la 5G en Belgique, assurent-elles. Le partage en question comprend également les technologies 2G, 3G et 4G.

Telenet voudrait entrer dans la danse, «tout en veillant au respect des règles de concurrence», affirme le groupe vendredi. Il précise ne pas disposer des détails du projet à l’heure actuelle et souhaiterait donc entamer des discussions avec ses concurrents.

«Bien que nous soyons confiants dans la qualité de notre réseau mobile, nous sommes cependant conscients que vu les investissements élevés attendus du secteur en termes d’infrastructure de télécommunications, tous les opérateurs doivent faire preuve d’intelligence dans la manière dont ils réalisent ces investissements dans le futur», explique Telenet.

Ces deux derniers opérateurs ont signé jeudi un document en vue de conclure un accord d’ici la fin de l’année. Une co-entreprise, détenue à 50% par chacun des deux opérateurs télécoms, doit être créée dans ce but.

Cette démarche vise à permettre aux deux entreprises de répondre à la demande croissante des clients en matière de qualité de réseau mobile et d’une meilleure couverture intérieure. Cela permettra également un déploiement plus rapide et plus complet de la 5G en Belgique, assurent-elles. Le partage en question comprend également les technologies 2G, 3G et 4G.