Une charpentière dans le coquelicot

Contrairement aux apparences, il s'agit bien d'une abeille. Mais celle-ci est solitaire et ne produit pas de miel... EDA

Curieux insecte que celui retrouvé par cette lectrice de Rongy dans un coquelicot poussant dans son jardin.

En jardinant derrière chez elle dans le centre de Rongy, Marie-Louise Lemaire a découvert un insecte mourant dans l’un des coquelicots poussant dans sa propriété.

«J’ai 75 ans et j’ai déjà vu pas mal de drôles de bestioles dans ma vie, mais jamais une pareille», nous a-t-elle confié en nous rapportant l’insecte qui avait rendu l’âme sur un pétale.

La bête se présente sous la forme d’une grosse mouche très velue avec deux paires d’ailes transparentes offrant de jolis reflets bleutés au soleil.

Il s’agit en réalité d’un xylocope (Xylocopa violacea) faisant partie de la grande famille des Hyménoptères.

On le connaît plus communément sous le nom d’abeille charpentière, soit l’une des nombreuses espèces d’abeilles solitaires que l’on peut croiser dans la nature.

Inoffensive pour l’homme, la charpentière doit son nom au fait qu’elle creuse généralement d’importantes galeries et loges dans du bois tendre (ou attendri par l’humidité, par exemple) pour y déposer ses œufs en toute sécurité (généralement au printemps, quand la température commence à augmenter).

D’aucuns la craignent car elle peut s’attaquer à d’anciennes charpentes et les fragiliser mais elle est une excellente pollinisatrice, par ailleurs protégée.

Bref si vous en croisez une chez vous, n’hésitez pas à lui confectionner un petit hôtel extérieur avec du bois tendre, elle appréciera…

Pour la petite histoire, cette abeille peut atteindre des dimensions assez impressionnantes avec un corps massif pouvant mesurer jusque 3 cm de longueur pour une envergure de 5,5 cm.