47 lutins, 6 chefs, 5 cuistots, 10 jours... et 2 petits sacs-poubelle !

47 lutins, 6 chefs, 5 cuistots, 10 jours... et 2 petits sacs-poubelle !

Ces lutins ont essayé de produire le moins de déchets possible pendant leur camp. Bravo! -

Les lutins de la 24e Grands-Feux de Saint-Servais (Namur) ont essayé de produire le moins de déchets possible au camp. Comment?

Du 1er au 10 juillet, les lutins de Saint-Servais ont vécu leur camp à Barvaux-sur-Ourthe (province de Luxembourg). Comme l’an dernier, leurs chefs et cuistots ont essayé de produire le moins de déchets possible.

Mangouste, Oryx et Pacu, trois chefs, expliquent: «L’an dernier, on avait fini le camp avec deux sacs-poubelle. Cette année, on avait pour objectif de réduire nos déchets à un sac, mais ici, les sacs-poubelle de la commune sont plus étroits. On en a rempli deux, finalement, mais plus petits

Un camp avec moins de déchets, ça se prépare. «On a fait notre choco et notre confiture nous-mêmes, et on a fabriqué notre produit vaisselle, par exemple. On a acheté des produits en vrac qu’on a mis dans des contenants récupérés (boîtes pour les pâtes, le riz, la farine... sans emballage). On va avec nos récipients chez le boucher, on prend nos boissons chez un brasseur qui apporte des boissons (jus, lait...) dans des bouteilles en verre qu’il reprend quand elles sont vides. On rend les sacs de pain au boulanger qui peut les réutiliser pour nos pains les jours suivants...» Les chefs ont même commandé des savons et shampoings durs pour tous!

Pas facile de changer les habitudes

Si les lutins comprennent qu’il faut moins polluer et approuvent l’idée, ils ont parfois du mal à changer les habitudes... alors qu’au camp, c’est ce qu’ils font, pourtant! Partager le savon à plusieurs, par exemple, dérange certains. Utiliser un produit vaisselle et des éponges faites par les chefs, ça les perturbe: «Ils disent que notre produit n’a pas la même odeur qu’à la maison. Mais ils finissent par s’habituer. Certains ont même fait des remarques quand, pour le concours cuisine, ils sont allés faire des achats avec les chefs. Ils étaient choqués par les emballages inutiles.»

Au camp, les lutins avaient des nouvelles charges, comme «boulangerie» (ramener les sachets vides et ramener des pains) ou «compost» (entasser les déchets organiques, de plantes, légumes, fruits... pour qu’ils se décomposent et, dans quelques mois, puissent enrichir le sol d’un jardin). Les chefs ajoutent: «Les lutins ont aussi participé à des activités et des ateliers liés aux déchets et à l’environnement. lls ont fabriqué du choco, des éponges, des bougies, ils ont fait des semis de roquette et persil dans des coquilles d’œuf, qu’ils ont ramenés chez eux à la fin du camp...»

Malgré toutes ces mesures, la poubelle s’est remplie de déchets surprises: «Des enfants sont venus avec des déguisements emballés. On a dû jeter des marqueurs usés, une tasse ou une assiette cassée. On a des déchets de la pharmacie. Et puis, malgré notre demande, certains parents ont mis des bonbons emballés dans les sacs de leurs enfants..

Une fois rentrés, les lutins ont-ils proposé des changements à la maison? Ça, c’est dans les familles que ça se passe... On n’en sait rien!

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