PUBLI-REDACTIONNEL

Comment l'OTAN a protégé l'Europe depuis la fin de la guerre froide.

L’année 1989 est marquée par la chute du mur de Berlin. De nouveaux types de menaces se dessinent. Une étroite collaboration s’avère plus que jamais nécessaire.

Nous commémorons, cette année, trois grands événements historiques : il y a 75 ans, la Belgique était libérée, il y a 70 ans, l'OTAN était créée et il y a 30 ans, la chute du mur de Berlin mettait fin à la guerre froide. Selon l'historien Francis Fukuyama, c’est le triomphe de la démocratie occidentale. La « fin de la guerre froide » signe la « fin de l'histoire ». Il a malheureusement tort. Au cours des 30 dernières années, il y a eu de nombreux autres conflits. Ces derniers se déroulent toutefois d'une manière très différente d'une guerre dite classique. Le rôle et les missions de la Défense et de l’OTAN ont donc évolué en conséquence.

Collaborez avec d'anciens adversaires

L’OTAN a été créée [lien vers l’article premier] pour protéger ses États membres d’une offensive potentielle de la part des pays membres du pacte de Varsovie.  Lorsque cette menace disparaît, les États membres s’accordent pour coopérer avec leurs anciens opposants. Le Conseil de coopération nord-atlantique (CCNA) est créé en 1991. Il s’agit d’un forum de consultation réunissant des membres de l’OTAN et neuf pays d’Europe centrale et orientale. En 1992, les membres de la Communauté des États indépendants (CEI), composée d’anciennes républiques soviétiques, la Géorgie et l'Albanie y adhèrent. En 1997, le Conseil de coopération nord-atlantique est remplacé par le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). Il compte 50 pays. Nombre d'anciens opposants devenaient ainsi membres à part entière de l'OTAN.

Avec son programme « Partenariat pour la paix », l'OTAN favorise la confiance entre les membres de l'OTAN et les autres pays d'Europe et de l'ancienne Union soviétique. Vous trouverez ici une carte interactive de tous les États membres et partenaires de l'OTAN.

La guerre civile en Yougoslavie

En 1991, c’est l’éclatement de la Yougoslavie. La Slovénie et la Croatie déclarent leur indépendance. L'armée fédérale yougoslave tente d’enrayer le processus. C’est le début d’une guerre civile. Dans un premier temps, les alliés de l'OTAN hésitent à intervenir dans ce qu’ils considèrent comme un conflit interne. À mesure que la guerre civile yougoslave s’intensifie, il devient toutefois évident qu’un nettoyage ethnique se déroule dans le pays. Les pays membres de l'OTAN prennent des mesures pour mettre fin à ces crimes de guerre. C’est la première opération de l'OTAN en dehors du cadre de la défense collective, conformément à l'article 5 du traité de l'OTAN.

Opérations de l'OTAN en Yougoslavie

L'OTAN crée une « no-fly-zone » pour protéger la population civile. En septembre 1995, les troupes de l'OTAN mènent une campagne aérienne de neuf jours qui jouera un rôle déterminant dans la fin de la guerre civile. Des soldats belges participent également aux opérations. En décembre 1995, l'OTAN envoie  en Yougoslavie une force multinationale de 60.000 soldats, afin d’y faire appliquer les accords de paix de Dayton. En 1998, l’OTAN s’oppose à nouveau au nettoyage ethnique qui se déroule dans la région du Kosovo. Après le retrait de l'armée serbe du Kosovo, les États Membres lancent la Force pour le Kosovo (KFOR) afin de garantir la sécurité et la liberté de circulation de tous les habitants du pays, quelle que soit leur origine ethnique. Des soldats belges font également partie de la KFOR. Ils sont particulièrement actifs sur le fleuve Ibar, à Mitrovica, qui dessine une frontière entre la partie serbe et albanaise de la ville.

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Les troupes de la KFOR garantissent la sécurité et la liberté de circulation à tous les habitants du Kosovo.

La menace du terrorisme

Au début du 21ème siècle, le monde est confronté à une nouvelle forme menace. Le 11 septembre 2001, le groupe terroriste Al-Qaïda détourne quatre avions qui s’écrasent, entre autre, sur le World Trade Center et le Pentagone. Les attentats du 11 septembre ôtent la vie à près de trois mille personnes. Pour la première fois de son histoire, l'OTAN invoque la clause de défense collective (article 5). Le conflit est nouveau pour les fondateurs de l'OTAN, une alliance née au départ pour contrer une guerre entre États-nations. Les divers attentats qui se succèdent - à Istanbul en novembre 2003, à Madrid en mars 2004, à Londres en juillet 2005, à Paris, en 2015 et à Bruxelles, le 22 mars 2016 – démontrent clairement que les extrémistes violents peuvent frapper n'importe où. La lutte contre le terrorisme et la radicalisation est donc devenue une priorité pour l'OTAN et pour la Défense en Belgique.

 

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Après les attaques du 22 mars 2016, les soldats belges protègent les lieux stratégiques, cibles potentielles.

Nouvelles formes d'attaque

Ces dernières années, la guerre du numérique est également devenue plus aiguë et destructrice. Des «cyberattaques» violentes et récurrentes tentent de paralyser les réseaux informatiques et de communication. Les adversaires propagent de la désinformation (« fake news ») et font de la propagande sur les médias sociaux. Pour contrer ces menaces, la « cyber défense » est devenue une des missions essentielles de l'OTAN et de la Défense belge. Et tout comme à l’époque des grandes manœuvres de la guerre froide pour préparer les armées de l’OTAN à une offensive éventuelle, l’OTAN organise aujourd’hui des exercices de « Cyber Coalition » visant à former ses États Membres à défendre leurs réseaux contre des attaques potentielles.

Fukuyama

L'OTAN CARTOGRAPHIEE

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