BRUXELLES

Avec 84% de taux d’occupation, le secteur bruxellois de l’horeca annonce un «très bon résultat» après le passage du Tour de France

Avec 84% de taux d’occupation, le secteur bruxellois de l’horeca annonce un «très bon résultat» après le passage du Tour de France

A titre de comparaison, le taux d’occupation un week-end de mois de juillet «ordinaire,» sans événement particulier, se situe entre 60 et 70%. BELGA

D’après la Fédération Horeca, le retour pour les hôtels et restaurants bruxellois se chiffre à environ 1,2 million d’euros.

Le taux d’occupation moyen des hôtels bruxellois a atteint, sur l’ensemble de la région bruxelloise et autour de l’aéroport, 84% samedi, jour de départ du 106e Tour de France cycliste, annonce mardi la Brussels Hotels Association, qui représente plus de 15 000 chambres d’hôtels.

Il s’agit d’un «très bon résultat» pour un début de mois de juillet, d’autant plus que les chiffres sont supérieurs aux estimations qui avaient été dressées. «Le secteur hôtelier a donc le sourire», a commenté le secrétaire général de BHA, Rodolphe Van Weyenbergh.

A titre de comparaison, le taux d’occupation un week-end de mois de juillet «ordinaire,» sans événement particulier, se situe entre 60 et 70%.

Augmentation du prix de revient

De son côté, la Fédération Horeca estime à 80% le taux d’occupation des hôtels dans le centre de la capitale et à environ 60% autour de la Gare du Midi, avec un total de 20 000 nuitées sur une moyenne de trois jours.

«Si l’on compare avec les chiffres de juillet dernier, il n’y a pas de grosse différence puisqu’on terminait avec un taux d’occupation moyen de 76,7%», relativise Éric Catry, vice-président de la Fédération Horeca à Bruxelles. Celui-ci rappelle que depuis trois ans, le mois de juillet est de toute façon intéressant car Bruxelles a fait un contrat avec Tomorrowland qui ramène environ 20 000 personnes.

Néanmoins, une manifestation d’envergure telle que le Tour de France permet aux hôtels d’augmenter leur prix de revient grâce à des coûts annexes. «Les équipes sportives de la Grande Boucle vont par exemple réserver des salles de réunion pour en faire des salles de massage pour les coureurs, des diététiciens et cuistots vont avoir besoin d’un espace en cuisine pour préparer des plats équilibrés aux sportifs, des espaces parkings vont également être réservés», explique-t-il.

Aura médiatique

En tout cas, l’événement a sans conteste augmenté l’attractivité de la Belgique alors que les deux premières étapes de la Grande Boucle au départ de Bruxelles ont drainé un million de visiteurs dans la capitale, selon les chiffres communiqués par la Ville.

«Le Tour de France est une grosse machine qui a donné une certaine aura à la destination Bruxelles. Le retour médiatique, dit de notoriété, n’est pas à négliger. L’organisateur du Tour estime lui-même qui si vous investissez un euro, vous avez un retour de 1,5 euros», indique Eric Catry. «C’est une vraie campagne de promotion internationale qui a été faite pour la Belgique avec certainement des retombées économiques à moyen et à long terme», renchérit pour sa part le secrétaire général de BHA, qui tient à saluer l’organisation «sans faille» effectuée conjointement par la Ville de Bruxelles, la Région bruxelloise et le fédéral.