«En revenir à un peu de bon sens»

«Je me suis rendu au cimetière d’Hollain pour me recueillir sur la tombe familiale et arroser les fleurs, nous confie Pierre Dumortier, d’Havinnes. Dès l’entrée “le carré” (pourtant rénové en 2017) en mémoire de familles d’Hollain fusillées en 1940 à Aubigny en Artois était déjà dans un état douteux. Que dire alors du reste de ce lieu de recueillement et de respect? Grandes herbes folles déjà en semences, pissenlits et même quelques orties mais le bouquet, si j’ose dire, c’est la présence de nombreux chardons en fleurs. Ceci est pourtant illégal depuis un arrêté royal de 1987 et c’est l’Afsca qui est compétente pour le faire respecter.»

«Cependant, dans un coin du cimetière, les tombes des soldats du Commonwealth sont impeccables, soignées et fleuries.»

«Comment expliquer cette différence? Manque de volonté politique? Manque de moyens? Ou les deux?»

«En allant au cimetière de Bléharies (où on est “accueilli par une zone de prêles très étendue) je me suis arrêté au point d’information au carrefour des Six Chemins près de la Pierre Brunehaut. Là, les moyens ont été trouvés pour tailler les haies, tondre la pelouse, enlever les herbes indésirables et nettoyer les panneaux explicatifs. Les promeneurs votent… pas les morts.»

«Dans ces lieux de repos et de mémoire, la loi sur l’interdiction de l’emploi des produits «phyto» mériterait d’être adaptée pour revenir à un peu de bon sens. Toute idéologie, fut-elle écologique, poussée à son paroxysme a toujours des conséquences inattendues voire néfastes.»